í;00 oeuvres DIVERSES.
Outre ces rétributions, il est accordé à la Banque 800 1. par mil
lion pour le recouvrement des souscriptions aux emprunts, 10001. st.
sur chaque loterie, et 1250 1. par million, ou 1/8 pour 0/0 sur la
perception des revenus provenant de la propriété, des professions li
bérales et du commerce. Ces conditions ont toujours été maintenues
depuis ‘.
Le moment approche où la situation de la Banque devra être
soumise aux délibérations du parlement, et où le contrat qui con
cerne les dépôts publics devra s’éteindre par le paiement des 3 mil
lions empruntés à la Banque sans intérêt, en 1808. On ne saurait
donc choisir une époque plus favorable pour discuter les avantages
exorbitants qui ont été accordés à la Banque dans l’arrangement
conclu en 1808 avec M. Perceval. C’est là, je pense, le but vers le
quel tendait M. Grenfell; car ce n’est pas seulement sur les avantages
additionnels que la Banque a pu recueillir par suite de la convention
de 1808 qu’il désire appeler l’attention du parlement. 11 vise plus
haut ; il s’adresse à cette convention elle-même, par laquelle le pu
blic paie et a si longtemps payé, sous mille formes diverses, des
sommes énormes pour des services proportionnellement minimes.
M. Grenfell pense probablement, et, à ce titre, je l’appuie de
tout cœur, qu’un bénéfice de 382,000 liv. par an (car c’est la
somme à laquelle on peut porter le produit des dépôts publics
à la Banque pendant dix ans), excède prodigieusement la rétri
bution légitime que la nation doit à la Banque pour scs sim
ples fonctions de banquier : d’autant plus qu’elle reçoit encore
300,000 1. par an pour l’administration de la dette publique, des
emprunts, etc., etc. Mais une autre circonstance qui justifie l’o
pinion de M. Grenfell, c’est que depuis le renouvellement de sa charte
la Banque a trouvé une nouvelle source de profits dans la substitu
tion d’une monnaie de papier à une circulation alimentée à la fois
par le papier et par le numéraire. Certes, ni le Parlement qui octroya
la charte, ni la Banque qui l'obtint à l’époque du contrat de 1808,
ne prévoyaient ces bénéfices additionnels, qu’on pourrait annu
ler en grande partie par le rappel du bill de suspension. De tels
faits démontrent puissamment que M. Perceval n’a pas obtenu, en
1807, pour le public, les avantages auxquels il avait droit; et les sen
timents bien connus du chancelier de l’Echiquier, relativement au
droit qu’a la nation de participer aux avantages supplémentaires de
Voyez l’Introduction.