DE L’ÉTABLISSEMENT D’UNE CIHCULATION MONÉTAIRE. 601
la Banque, nous permettent d’espérer, pour ra\enir, des conditions
plus favorables à l’intérêt général.
II est vrai que les sommes précédentes, quoique payées par la
nation, ne constituent pas les bénéfices nets de la Banque. Il faut
effectivement en déduire les dépenses consacrées exclusivement a
la manutention des deniers publics; mais ces dépenses ne s’élèvent
probablement pas au-dessus de 150,000 1. par an.
l e comité des dépenses publiques a établi, dans son rapport à la
chambre des communes, en 1807, que le nombre des commis exclusi
vement ou principalement occupés par la Banque, dans les opéra
tions publiques, était :
En 1786. . .
En 1796. . .
Eu 1807. . .
243
313
4.50
Ou présume que leurs appointements peuvent être évalués à une
Rioyenne de 120 à 170 1. ; en les portant à 135 1., chiffre qui dépasse
la moyenne des appointements reçus à la compagnie de la mer du
Sud, la somme est de 60,750 1. ; à 150 1., elle est de 67,500 1. ; à
1701., elle est de 76,500 1. ; chacune de ces deux sommes est même
assez forte pour constituer un fonds de retraite.
Les appointements modérés que reçoivent le gouverneur,
les directeurs s’élèvent, dit le rapport, à
Les faux frais peuvent être évalués à près de
L’extension des bureaux et les réparations à près de .
Les dépenses judiciaires, les pertes éprouvées à la suite des
fraudes, des faux, à près de
Total . .
^joutez-y, au plus haut, le chiffre des appointements .
8,000
15,000
10,000
10,000
43,000
76,500
On obtient un total de
119,500
Kn admettant donc les évaluations les plus larges du comité, les
frais d’administration de la dette publique, en 1807, se montaient
à 119,500 1. y compris la totalité des appointements, les faux frais,
les constructions nouvelles, les réparations, les dépenses judiciaires
et les pertes éprouvées à la suite de vols et de faux.
Le comité établit aussi que l’accroissement de dépenses qu’eut a
subir la Banque pour l’administration d’une dette à laquelle étaient
venus s’ajouter 278 millions pendant une période de onze ans, entre
1796 et 1807, que cet accroissement, dis-je , avait été de 3o,000 1.
par an, c’est-à-dire 126 1. par million. De 1807 à l’époque actuelle,
la dette gérée par la Banque s’est élevée de 550 millions à environ