Full text : Oeuvres complètes

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DE  Í/ÉTARLISSEMENT  D’UNE  CIRCUEATION  MONÉTAIRE.
Cependant  il  serait  insensé  d’espérer  que  la  paix  put  offrir  à  la
Ranque  des  éventualités  aussi  fécondes  en  bénéfices  que  la  jïuerre,  et
les  actionnaires  doivent  se  préparer  à  une  réduction  considérable  de
leurs  revenus  annuels.  L’importance  de  cette  réduction  repose  sur
les  nouvelles  conventions  qui  devront  être  si  panées  avec  le  gouvernement, ­
  sur  le  montant  futur  des  dépôts  publics  et  sur  les  conditions
d’après  lesquelles  on  décrétera  la  reprise  des  paiements  en  numéraire.
Il  est  évident  que  si  l’on  adopte  le  plan  que  j’ai  proposé  dans  la  quatrième ­
  Section  de  cet  écrit,  la  dernière  circonstance  n’aura  pas  une
très-grande  influence  sur  les  bénéfices  de  la  Banque.
Mais  en  supposant  même  que  la  réduction  opérée  sur  les  profits  de
la  Banque  par  la  diminution  de  ses  différentes  catégories  de  ressour
%s  s’élevât  à  500,000  1.,  ces  profits  égaleraient  encore  son  dividende
fixe  de  10  p.  0  0,  et  survivraient  à  la  répartition  des  100  p.  O'o  donnés
^Rx  actionnaires.  En  effet,  si  mes  calculs  sont  exacts,  les  bénéfices  de
^Etablissement,  après  le  paiement  du  dividende  annuel  de  10  p.  O/o,
s’élevèrent  :

Au  1er  jajjvjgj.  1S16,  à  1,066,625  1
Eu  déduisant  donc  l’intérêt  (moins  la  property-  tax)  actuellement ­
  obtenu  sur  les  11,642,400  I.  qu’il  s’agissait
de  distribuer  523,9081.
plus,  la  perte  résultant  d’une  nouvelle  convention.  .  .  500,000  1,023,908
Il  resterait  un  excédant  annuel  de  42,717

Si  l’on  abaissait  à  50  pour  O/o  le  taux  de  la  répartition  des  horm,
I  excédant  annuel  des  bénéfices  sur  les  dividendes  de  10  p.  O/o,  se-*'uit
  de  .304,071  1.,  somme  équivalente  à  un  accroissement  continu
fi®  2  et  1/2  p.  O/o  dans  les  revenus  de  chaque  actionnaire.
Enfin,  si  l’on  renonçait  à  répartir  la  masse  des  réserves  pour  les
féiinir  au  capital  actif  de  la  Banque,  l’excédant  annuel  serait  de
^fifi,625  1.  et  équivaudrait  presque  à  un  accroissement  perpétuel
fi®  5  p.  o/o  dans  les  dividendes.
C®R  évaluations  reposent  sur  la  supposition  que  la  taxe  des  pro-O^'iétés
  sera  constamment  maintenue.  Aujourd’hui  cet  impôt  coûte
annuellement  plus  de  200,000  1.  à  la  Banque  et  absorbe  une  somme ­
  supérieure  à  des  dividendes  de  1  et  .3/4  p.  O/o.
Mais  quelles  que  soient  les  circonstances,  les  directeurs  sont  tenus,
^Rivant  moi,  de  distribuer  le  surplus  des  profits  parmi  les  actlnnnaires.
  La  loi  ordonne  impérieusement  cette  répartition,  et  les
PIrs  salutaires  préceptes  parlent  en  sa  faveur.
            
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