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Ol'lUVliKS IMVEHSKS.
de la monnaie, aíin de mieux déterminer l’iníluenee (jni appartient‘‘
la hausse et à la baisse des céréales, et nous donuerous au mot
la même signilieatioii qu’au mot valeur.
Comme le blé est un des principaux articles dans lesquels tiennent
se fondre les salaires du travail, sa valeur entre pour beaucoup dans la
fixation de ces salaires. Comme toutes les marchandises qui sont sou
mises au principe de l’ollVe et de la demande, le travail est lui-mêuH’
assujetti à des variations de valeur ; mais il est de plus gouverné par
le prix des objets nécessaires au travailleur. Or le blé, comme je l’ai
dit, occupe le premier rang [)arnii ces choses nécessaires. J’ai essav^
de prouver, dans une des sections précédentes, qu’une hausse géné
rale des salaires n’aurait pas pour effet immédiat d’élever le prix (1(^^
marcliandiscs auxquelles on a consacré le travail ; dès que les salai'
res augmentent dans une industrie, il faut que les produits de cette
industrie renchérissent en même temps afin de ])lacer le producteur
sur un pied d’égalité avec tous les autres groupes d’industriels. Iffai^
quand la hausse des salaires embrasse à la fois toutes les productions)
la valeur additionnelle qu’acquièrent les marchandises n’a qii’uuc
bien faible importance. J’ai déjà signalé ce phénomène, et je puis Ir
justifier de nouveau. En effet : (jue le prix de tous les produits soü
élevé ou faible, leur valeur relative restera toujours la même ; et l’u"
sait que l’accroissement ou la diminution de quantités de marchandise:''
contre lesquelles ils peuvent être échangés, dépend seulement tlcs
altérations éprouvées par cette même valeur relative. Jbi déiiniti'e’?
tout homme échange scs produits contre d’autres produits ou contre:
du travail. 11 lui sera dès lors complètement indifférent de vendre:
ses propres produits à un prix élevé ou à un prix inférieur, si, d«***®
le premier cas, il est obligé de payer cher tous les objets de sa ‘‘oG
sommation, et si, dans le second au contraire, il peut les obtenir
hou marché. Dans ces deux hypothèses la masse de ses jouissance:^
aura été la même.
L’excédant de travail consacré aux terres inférieures maintiendrai*
le prix du blé à un taux élevé et déterminerait la hausse des salairc^ '
mais cette hausse ne se communiquant pas aux marchandises,
profits tomberaient nécessairement. Si la production de certains nh
jets d'une valeur de 1000 1. exige à une certaine époque un travail de
800 1., et que plus tard les frais de création se montent à 000 h,
évident que les bénéfices descendront de 200 1. à 1001., et cette hai^''^
n’affectera pas une seule industrie, elle s’étendra à toutes. Lors(ff'^
l’augmentation des salaires a un caractère général, elle réagit egah