Full text: Oeuvres complètes

DF. LA PHOTECTION ACCOHDKE A L'ACltlCULTUIŒ. 076 
élever ou d’abaisser la moyenne des prix ; et il arrêterait ces er 
reurs dont la fraude ou l’inexpérience ont produit déjà et peuvent 
ï’^produire les funestes conséquences. Mais le comité considère ce 
Pï’^jet comme un modèle offert à notre législation plutôt que comme 
t^ne mesure réalisable sous peu de temps, et à une époque détermi 
née. » 
On nous dit bien que le système vers lequel nos législateurs doivent 
tendre constamment est celui d’un droit fixe ; mais sur quelles bases 
«oit-on calculer ce droit? On ne sc fondera pas sur le principe de mes 
démonstrations, à savoir, que le droit doit compenser rigoureusement 
les charges spéciales imposées aux cultivateurs; mais on adoptera un 
^ï'oit fixe destiné à balancer les charges du cultivateur national, et 
^lles qui pèsent sur la production et l’importation des blés étrangers, 
j^n lieu de laisser au consommateur l’espoir qu’un jour la législation 
dl permettra d’acheter son blé au taux le plus bas que puisse de- 
nianderle producteur anglais ; au lieu de garantir le capitaliste contre 
hausses convulsives qui naissent dans les salaires du jour où le 
*^availleur doit payer son blé cher; au lieu de lui donner une sécurité 
puissante pour le maintien des profits ; au lieu de convier le fer • 
à une situation qui le protégera contre des oscillations de valeur 
fatales à ses intérêts, on nous dit que les errements actuels ne sont 
peut-être pas les plus propres à maintenir continuellement la valeur 
^ nos céréales au-dessus des prix étrangers; que l’on parviendrait 
fjjeux à ce but au moyen de droits fixes substitués à une échelle mo- 
' que ce résultat, nous devons l’obtenir à tout prix. Un droit 
^^leulé d’après le principe du comité, aurait pour effet immé- 
^ *at de perpétuer entre nos prix et ceux du dehors une différence 
à la distance qui sépare nos frais de production de ceux des 
futres pays. Si nous n’avions pas déjà poussé trop loin le fol espoir de 
^. ‘ï’c à nos approvisionnements ; si par nos propres efforts nous n’a- 
j^us exagéré nos dépenses de culture, la loi du comité serait tout sim- 
^ fuient insignifiante, parce qu’il n’y aurait aucune différence de frais, 
^^«st-il pas évidemment absurde d’imaginer, d’abord , une loi qui 
® nécessité de cultiver les terrains inférieurs à des frais excessifs, 
le 1 ensuite du poids de ces dépenses pour interdire d’acheter 
prod ^1"' P«u™cnt le produire à meilleur marché? Ainsi, je 
< erlainc quantité de drap dont le prix rémunérateur s’é- 
^iitr^ ^'^^***^ livres: si je désire échanger le fruit de mon travail 
pour ^ quarters de froment, au taux de 2 livres par quarter, jc 
1 écouler au dehors ; mais la loi m’arrête: elle me force a
	        
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