Full text : Oeuvres complètes

ŒUVRES  DIVERSES.

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blit  à  80  sil.  un  remMe  qui,  sans  être  le  meilleur,  aurait  pu  être
établi  transitoirement.  Mais,  au  lieu  d’indiquer  un  moyen  propre
à  pallier  ou  à  détruire  les  maux  qui  procèdent  de  l’abondance,
le  comité  a  recommandé  à  l’adoption  immédiate  et  temporaire
de  la  Chambre,  ou  à  son  vote  déihiitif,  diverses  mesures  qui  auraient ­
  pour  but  de  perpétuer  le  mal,  en  maintenant  le  prix  de  nos
blés  à  un  prix  constamment  supérieur  à  celui  de  tous  les  autres  pays
environnants.
Un  des  principaux  arguments  émis  par  les  défenseurs  des  droits
à  l’imjiortation  consiste  à  dire,  que  des  tarifs  élevés  protègent  le  manufacturier ­
  contre  la  concurrence  étrangère,  et  qu’il  est  juste  de  protéger ­
  aussi  le  cultivateur  national  contre  l’invasion  du  blé  étranger.
11  est  impossible  de  rétorquer  un  argument  d’une  manière  plus  satisfaisante ­
  que  ne  l’a  fait  lord  Grenville.
«  Si  les  mesures  qui  ont  été  adoptées  dans  le  but  de  protéger  le
commerce  et  les  manufactures  sont  bonnes,  qu’on  les  conserve;  si
clics  sont  mauvaises,  qu’on  les  abolisse.  Apportez  dans  cette  réforme
tout  le  soin  qu’exige  un  système  vicieux,  sans  doute,  mais  qui  a
pour  lui  l’autorité  du  temps.  Soyez  prudents  ;  mais  établissez  comme
un  grand  principe  de  législation  que,  dans  aucun  cas,  les  protections
que  l’on  demandera  à  la  Chambre  ne  devront  être  motivées  sur  celles
qui  ont  été  déjà  concédées  à  d’autres  intérêts.  »  En  fait,  il  ne  pouvait
concevoir  comment  des  mesures,  qui  avaient  paru  à  un  noble  Lord
mauvaises  par  rapport  aux  manufactures,  devenaient  légitimes  et  salutaires, ­
  appliquées  à  l’agriculture.
«  Ce  serait  un  singulier  moyen  de  distribuer  la  justice  ,  que  de  déclarer ­
  que  par  cela  seul  que  la  majorité  du  pays  a  été  déjà  accablée
par  les  largesses  octroyées  à  une  classe  particulière  ,  elle  doit  l’être
encore  plus  pour  le  bien  d’une  autre  classe  particulière.  »  Vbscotu’í
de  mars  1815.
Si  quelque  chose  est  encore  nécessaire  pour  ruiner  les  vues  des
partisans  de  la  protection  territoriale  ,  nous  citerons  le  passage  suivant ­
  du  rapport  rédigé  par  le  comité  d’agriculture  de  l’année  dernière ­
  :
U  Le  comité  observe  qu’un  des  témoins,  dans  le  but  de  donner
plus  de  poids  à  ses  idées  et  aux  désirs  des  pétitionnaires,  soumit  a
l’assemblée  un  tableau  des  droits  établis  sur  les  produits  des  manufactures ­
  étrangères.  Parmi  ces  produits,  il  en  est  qui  sont  soumis  au
dedans  à  des  impôts  de  consommation  ,  et  sur  lesquels,  comme  peur
le  verre  par  exemple,  le  droit  protecteur  sc  mesure  pres(|ue  ri  go  h
            
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