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moment d liésitalion dans la solidité de sa signature? A-t-il jamais vii
tous les marchés se fermer à la fois contre lui? IN’a-t-il besoin q«'e*
d’un secours pécuniaire propre à rembourser ses effets? Ces deux si
tuations sont diamétralement opposées et l’analogie qu’on a essaji'
d’établir entre elles disparaît sous tous les rapports.
SECTION IX.
Peut-on attribuer aux impôts la détresse actuelle de notre a^^rii ulture.
l a détresse qui pèse sur notre agriculture naît de rinsuffisance du
prix auquel on évalue le produit de la terre, et il ne parait pas q"^^
l’on puisse raisonnablement l’attribuer à rinfluence des impôts. 1^^
impôts sont de deux natures : — ils frappent sur le créateur d tni^
mardiandise comme producteur ou bien comme consommateur.
Lorsqu’un fermier a acquitté successivement la taxe sur lescbevaiix»
les dîmes, la land-tax^— taxe sur les propriétés,— il a payé riinjHd
à titre de producteur, et il cherche naturellement, comme toutes les ad'
très classes de producteurs, à se récupérer de ses sacrifices en ajoutadl
au prix de sa marchandise un quantum équivalant au montant de pi’*’
contributions particulières. En définitive, c’est donc sur le consomma'
teur, et non sur le producteur, que retombent les taxes; car rien dC
peut empêcher ce dernier de transférer à l’acheteur la quotité de l'dd
pôt, s’il n’existe pas un excédant trop considérable de l’offre sur
demande. Lorsque la valeur d’une marebandise ne représente pas pd^**
le producteur la totalité des dépenses qu’il a dù supporter, elle d^^
constitue pas un prix rémunérateur, et elle le place dans un état d d*
fériorité, relativement aux autres gToupes d’industriels. Ces j)rolfi®
généraux et ordinaires du produit lui échappent, et il n’y a que ded^
remèdes auxquels il puisse recourir. L’un consiste dans ladiminutid**
de rapprovisionnement qui doit nécessairement amener une hads®^
des prix si la demande ne s’arrête pas en même temps; l’autre cod
sisteà l’affranchir des taxes qn’il acquitte comme ])roducteur. Le
mier remède est aussi certain qu’efiîcace. Le second paraît d’une ap
plication plus délicate ; (tar, si la marchandise grevée de la taxe
donné une seule fois un prix rémunérateur, elle n’a pu desceid^^
([u’en raison d'un approvisionnement excessif ou d’une demande a
faiblie.
L’abolition d’une taxe ne diminue pas l’intensité de l’offre, eb '
elle n’abaisse pas effectivement les prix elle ne peut donner aiied»