PLAN D’UNE BANQUE NATIONALE. 70i
probable que, dans aucune hypothèse, ils ne seraient gérés in-
^oiduelleinent, et que, réunis en un groupe ou en plusieurs groupes,
les administrerait avec plus d’économie et de talent que n’en dé-
pii>ie la üaiKjue.
a toujours évalué beaucoup trop haut l’importance des
^'antages que le commerce recueille des facilités offertes par
banque, .le les crois tout à fait insignifiants en face de ceux
1 on retire des fonds isolés de tous les individus. Nious savons
*1*1 en ce moment les avances faites par la Banque aux coninier-
i.ants, à titre d’escompte, atteignent un chiffre bien faible ; et tout
i^iBicourt à prouver surabondamment qu’à aucune époque elles
Il ont été considérables. On connaît pai’faitement le montant des
fonds dont la Banque a pu disposer pendant ces trente dernières
^iiiiées : ce fonds se composait de son capital et de ses épargnes,
Joints au total des dépôts confiés par le gouvernement et par des
particuliers, pour qui elle faisait l’oflice de banquier. Il faut éla-
lîUer de ce fonds collectif la masse d(is espèces et des lingots con-
b'iius dans les caisses de la Banque ; le montant des avances faites
porteurs des certificats délivrés pour les emprunts de chaque
‘‘"née ; enfin, le montant des sommes de toute nature remises au
gouvernement, j.e chiffre qu’on obtiendrait après toutes ces déduc-
f'oiis, représenterait exclusivement les avances dont la Banque au-
•“Ipu favoriser le commerce : et je suis sûr qu'un calcul de cette
‘"dure, fait d'une manière rigoureuse, donnerait un résultat coinpa-
‘'‘divement minime.
I>es écrivains habiles ont comparé, par le calcul, les documents
■'juumis au Parlement par la Banque en 17U7, et dans lesquels elle
‘^fublissait un chiffre connue unité, et dressait une échelle de ses es-
^^""iptes pendant plusieurs années ; ils les ont comparés, dis-je, avec
uuires données dont on avait aussi saisi le Parlement. Il résulte de
calculs que le montant des avances faites aux commerçants a
i*!’ d’escompte, pendant l’intervalle des trois années et demie
aii-
'^*’d*ures à I7t)7, flotta entre 2 millions et .‘1,700,000 1. st. (les
J^""nnes sont insignifiantes pour un pays tel que le nôtre, et ne consti-
"^id certainement qu’une bien faible fraction des prêts que les par-
‘^"liers consacrent aux mêmes usages. En 1707, les avances faites
^la Banque au gouvernement, indépendamment de son capital
aussi, était prêté à l’Etat, dépassaient plus de trois fois le
"faut des escomptes dont le commerce avait pu jouir.
* ‘^"dant l;i dernière si^sion du Parlement, on organisa un co-