Full text : Oeuvres complètes

716  OEUVHKS  DIVERSES.
de  la  dette  contractée.  Ce  but  iiiu^  fois  atteint,  le  fonds  d  amortis

sement  et  l’intérêt  devaient  retourner  au  liudgct  pour  les  services
publics.  On  avait  calculé  qu’au  milieu  des  circonstances  les  plu*»
défavorables,  toute  dette  pouvait  être  ainsi  rachetée  au  bout  de  quarante-cinq ­
  ans  :  et  dans  le  cas  où  le  .3  p.  0  p  demeurerait  au  pri'
de  60,  ramortissement  devait  même  êtré  opéré  en  vingt-neuf  ans.
Mais  on  s’éloigna  bientôt  de  ce  beau  programme,  et  il  ne  fut  j)»*’
établi  de  fonds  d’amortissement  pour  les  emprunts  contractés  cR
1798,  1799  et  1800.  Les  taxes  exorbitantes  de  la  guerre  servirent  a
payer  les  intérêts  ;  et  on  décida,  qu’au  lieu  de  créer  une  annuité  d  un
p.  0/0,  on  conserverait  en  temps  de  paix  les  impôts  créés  au  milice*
des  terribles  événements  de  cette  époque.
En  1802,  lord  Sidmoutb,  alors  M.  Addington,  gouvernait  l’ÉclU'
quier.  Désirant  alléger  les  impôts  (pii  pesaient  sur  le  pays,  il  propus*
de  créer  des  taxes  annuelles  spécialement  affectées  au  service  des  intC'
rets  dûs  pour  les  dettes  de  1798,  1799,  1800,  et  pour  celles  (pi  il
voyait  obligé  de  contracter  pour  l’exercice  1802  :  mais  il  lui  répu
gnait  de  grever  le  pays  de  charges  nouvelles  et  de  prélever  un  excédant
d’un  p.  0/0  pour  le  rachat  de  tous  ces  emprunts,  qui  se  mon'
taientà  l’énorme  capital  de  86,796,.375  l.  Pour  rendre  ses  condition*’
acceptables  auft  capitalistes,  il  proposa  de  rescinder  la  disposition
législative  qui  limitait  le  fonds  de  1786  à  4  millions,  et  de  consoli
der  toutiîs  les  sommes  affectées  à  l’amortissement,  c’est-a-dire  touti?*'
celles  provenant  du  million  annuel  voté  primitivement,  des  200,000  !•
qui  avaient  été  ensuite  accordées  ,  et  enfin  de  l’annuité  d’un  p.  0  0
jointe  à  l’intérêt  de  tous  les  emprunts  consentis  depuis  1792.
fonds,  groupés  en  un  seul,  devaient  servir  à  l’extinction  graduelle  ^
la  totalité  de  la  dette  nationale  :  les  dividendes  perçus  sur  les  rente*’

rachetées  devaient  avoir  la  même  destination  ,  et  cette  nouvelb  e
ganisatiou  devait  se  perpétuer  intacte,  immuable,  jusqu  à  I  extinifi
totale  de  la  dette.  .
Au  mois  de  février  1803,  la  dette  s’élevait  à  480,572,470  I.  si-’  .
le  produit  de  tous  les  fonds  d’amortissement  a  6,311,626  I.  st.,  ce  0
fait  que  le  rapport  de  l’amortissement  ou  capital  inscrit,  après
de  I  à  238  en  1786,  de  I  à  160  en  1792,  s’était  élevé,  en  1803,  de  I  a  ^'
Ce  fut  la  première  atteinte  portée  au  plan  de  M.  Pitt,  et  ,  ’la"*’
fond,  cette  altération,  due  au  lord  Sidmoutb,  n’était  peut-être  P
désavantageuse  pour  les  porteurs  de  rente.  Ils  perdaient,  sans
le  bénéfice  immédiat  d’un  amortissement  de  867,963  l.  st.,
de  l’annuité  d’un  p.  0  o  sur  le  capital  des  dettes  créées  en  1798,  1  '  ’
            
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