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LA HONGRIE
quelles la vente des biens indivis et la dissolution de la communauté sont
permises, la plupart des paysans croates et serbes 1 sont restés fidèles à
b ancienne coutume de leurs pères de vivre groupés autour d’un chef et du
même foyer. « Plusieurs mains, disent-ils, produisent plus qu’une seule, et
il n’y a que les forces unies qui puissent fonder de solides maisons. »
J’ai retrouvé parmi eux le tableau de la vie patriarcale, telle que nous la
décrit la Bible ; au lieu d'être logés sous des tentes, ils habitent des huttes
d’argile groupées autour de celle du patriarche : voilà la seule différence.
Le clan est entouré d’une clôture de branches entrelacées. Vu à distance,
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Une allée ombragée nous conduisit au jardin.
il ressemble à un vaste campement. Ou rencontre encore des clans qui for
ment de \entables \diages, et qm possèdent plusieurs centaines de che
vaux 2 . « La famille isolée, dit un proverbe commun aux Yougo-Slaves, a
beaucoup plus de peines que de joies. — Celui qui est seul, dit un autre
proverbe, est semblable au chêne coupé. »
C’est le même communisme primitif que celui qui s’était établi autrefois
1 Les Croates et les Serbes sont les deux rameaux d’un seul peuple; ils parlent la même langue;
il n’v a donc pas de différence de nationalité entre eux.
2 Un journal de Belgrade signalait dernièrement une « zadrouga » de quatre-vingt-cinq membres.
Au Monténégro, on cite aussi le clan du Dalmate Triphounovic, qui comptait, il y a quelques
années, soixante-douze personnes, treize femmes mariées et deux veuves.