de D’ADRIATIQUE AU DANUBE. 229
la rue , à Szegedin, un maquignon tzigane dont la fortune s’élevait à deux
ou trois cent mille francs.
Comme il n’y a pas de règle sans exception, quelques-uns d’entre eux
ont cependant fini par abandonner la vie errante et sont devenus plus ou
moins sédentaires.
En Transylvanie, on en rencontre qui sont des paysans actifs et intelli
gents.
D’autres exercent le métier de fabricants de brosses, de sculpteurs sur
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bois; ils sont aussi tuiliers, maçons, ramoneurs, forgerons, cordiers, or
pailleurs, dentistes et musiciens.
Grands buveurs d’eau-de-vie, ils partagent avec leur femme la petite
bouteille que celle-ci va faire remplir chez le cabaretier juif, dès que quel
ques kreutzers sont entrés à la caisse commune.
On peut diviser les Tziganes hongrois en trois classes : ceux qui vont tète
et pieds nus; ceux qui se coiffent et se chaussent le dimanche; et ceux qui
vont toujours coiffés et chaussés. Les premiers sont des Bohémiens errants;
les seconds, des Bohémiens semi-nomades, c’est-à-dire qui ne se déplacent
qu’à certaines époques; et les derniers sont sédentaires. Ce sont les plus
civilisés. Ils suivent généralement la carrière assez lucrative de musiciens.