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DE E ADUJA DOUE AU DAN (JIJE.
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le comte Zoltán, on chassait surtout le renard. Ces parties-là sont toujours
très-gaies. Aussi est-ce la chasse favorite de notre reine. Peut-être avez-
vous déjà chassé le renard !
Non, pas encore. Dites-inoi un peu comment cela se pratique ; je viens
de loin, je suis curieux.
— Puisque ça vous intéresse, à vos ordres ! Figurez-vous que vous êtes
invité par un seigneur à venir chasser avec lui. Vous arrivez; la compagnie
est déjà nombreuse, il y a des messieurs et des dames. Les Tziganes loués
à la semaine jouent pendant les repas, et le soir on danse. Le lendemain,
dès l'aube, les cors sonnent autour du château pour réveiller tout le
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Chasse au renard.
monde ; c’est alors un va-et-vient qui u en finit pas, et dans la cour il y a un
assourdissant tapage d aboiements de chiens, de hennissements de chevaux,
de claquements de fouets. Une heure après, on se trouve tous réunis
devant le perron en costume de chasse. Ce coup d’œil, monsieur, est très-
original; et quand les dames sont jolies, le tableau n’a que plus d’attraits.
On part; les chiens sont conduits par des domestiques montés. Quand ou
est sur le terrain de chasse, on se divise en trois groupes, de manière a
former un centre avec deux ailes, et la battue commence ; les chiens dé
busquent le renard des buissons où il se cache; s’il fuit droit devant lui, il
rencontre des chasseurs; s’il se jette à gauche ou à droite, il trouve encore
des chasseurs qui lui barrent le chemin et s’élancent à sa poursuite dans
une course effrénée. Harcelé par les chiens, le renard ne sait plus ou
donner de la tète, et ses forces finissent par faiblir; il lente un deiniei