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LA HONGRIE, DE L’ADRIATIQUE AU D AIN U H E.
Ce problème de l’entente de 1 Église avec l’État, qui semble impossible
ailleurs, le clergé hongrois l a résolu par son noble dévouement au pays et
son inépuisable générosité.
Les évêques prennent b initiative de toutes les œuvres patriotiques de
bienfaisance et de charité. Leur budget entretient les écoles, les hôpitaux,
les orphelinats ; ils envoient à leurs frais les étudiants pauvres étudier dans
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Forteresse de Ko morn,
les universités étrangères; ils subventionnent les sociétés savantes, établis
sent même des ponts et construisent des routes. Ils sont partout les pre
miers dès qu’il s’agit d’instruire, d’éclairer ou de soulager le peuple. Le
cardinal Haynald, depuis dix ans qu’il occupe le siège de l’archevêché de
Kalosza, a dépensé plus de trois millions rien que pour fonder des écoles
et des hôpitaux. Ce vrai type du prélat hongrois a réuni dans les galeries
de sa residence le plus magnifique herbier que l’on connaisse, et son obser
vatoire de Kalosza est le plus célèbre de la Hongrie. Dernièrement, d
dirigeait les fêtes jubilaires données à Pest en l’honneur de Liszt; et, R
I occasion des noces d argent de 1 Empereur, il envoyait une somme de
70,000 francs au comité de bienfaisance.
Au-dessous de la cathédrale de Grau, s’étagent en casse-cou et en pitto
resque dégringolade les maisons de la petite ville, avec leurs toits irré-