Full text : Rapport sur l'organisation de l'enseignement industriel en Allemagne et en Suisse

nombre  des  élèves  boursiers  est  à  celui  des  élèves  payants  à  peu  près  dans  le
rapport  de  6,35  à  6,o3.
Collections  d’objets  d’enseignement.  —  Jusqu’en  1869,  plupart  des  gymnases
manquaient  d’objets  de  ce  genre,  mais  à  dater  de  cette  époque,  grâce  à  l’active
coopération  de  l’Etat,  des  communes  et  des  particuliers,  leur  nombre  a  augmenté ­
  à  tel  point  que,  dans  certains  gymnases,  la  bibliothèque  compte  des  milliers ­
  de  volumes,  les  cabinets  de  physique  plus  de  1000  appareils,  et  certaines
collections  plus  de  20000  objets.
Dépenses.  —  La  dépense  totale  d’un  gymnase  est  de  1  2000  florins  (26200  fr.).
Les  appointements  des  professeurs  varient  de  735  à  io5o  florins  (i563  à
22o5  francs).  Celui  des  directeurs  de  ii5oà  1  365  florins  (261  5  à  2866  fr.).
Après  chaque  période  de  dix  ans  de  service,  il  y  a  pour  tous  les  professeurs
io5  florins  d’augmentation  (220  francs),  et  après  trente  ans  de  service,  si  un
professeur  ne  peut  plus  continuer  ses  fonctions,  il  n’en  reçoit  pas  moins  ses
honoraires  complets.
ÉCOLES  RÉELLES.
Jusqu’à  l’année  i85o,  les  écoles  réelles  (il  n’y  en  avait  alors  que  cinq)  étaient
en  rapport  direct  avec  les  instituts  techniques,  dont  elles  étaient  les  écoles  préparatoires. ­
  L’enseignement  consistait  surtout  à  apprendre  les  éléments  du  calcul  et
des  mathématiques,  les  études  humanitaires  n’y  étaient  que  faiblement  représentées. ­
  Les  élèves  sortant  de  la  quatrième  classe  des  écoles  primaires  supérieures ­
  y  étaient  admis.
Ces  écoles  réelles  consistaient  alors  en  deux  années  d’études.
Réforme.  —La  réorganisation  de  ces  écoles  date  d’un  décret  du  2  mars  1  85  1,
dans  lequel  les  bases  de  l’organisation  de  l’enseignement  industriel  et  de  l’établissement ­
  des  écoles  réelles  ont  été  posées.
Elles  furent  alors  toutes  organisées  en  établissements  distincts  sous  une
direction  particulière  et  distinguées  en  écoles  réelles  inférieures  avec  trois
années  de  cours  et  en  écoles  réelles  supérieures  ayant  six  années  de  cours.
Le  but  de  ces  écoles  réelles  est  aujourd’hui  de  donner  aux  élèves,  outre  une
éducation  générale,  sans  embrasser  l’étude  des  langues  anciennes,  un  degré
moyen  d’instruction  pour  les  professions  industrielles  et  qui  puisse  leur  servir
également  de  préparation  pour  les  écoles  d’enseignement  technique.
Les  écoles  réelles  inférieures,  ainsi  que  les  trois  premières  années  de  classes
des  écoles  réelles  supérieures,  donnent  une  instruction  suffisante  pour  les  professions ­
  industrielles  les  plus  ordinaires,  et  préparent  également  pour  les  trois
années  suivantes  d’études  d’une  école  réelle  supérieure.
            
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