département de l’instruction publique, et, par une teinte grise, celles qui
dépendent du département du commerce et des travaux publics.
La durée des études étant indiquée pour chaque subdivision, l’on voit :
i° Qu’à quatorze ans un enfant peut entrer en apprentissage avec une pré
paration convenable de sept à huit années d’études élémentaires;
2° Qu’à quinze ans il peut avoir acquis les connaissances nécessaires à des
employés de commerce, à des fils d’agriculteurs et à des employés d’industries
diverses;
3° Qu’après quatre années d’études élémentaires de latin et quatre années
d’études littéraires et scientifiques au gymnase réel, c’est-à-dire huit ans après
sa sortie de l’école primaire, ou-à l’âge de dix-huit ans, un jeune homme peut
être admis aux instituts polytechniques, d’où il sort quatre ans après, c’est-à-
dire à vingt-deux ans, avec une instruction technique suffisante pour son ad
mission dans les services des ponts et chaussées, des mines, des forêts, ou
pour devenir ingénieur-mécanicien.
Toutes les branches précédentes de l’enseignement, à partir de la sortie de
l’école primaire et de l’école de latinité élémentaire, ressortissent au département
du commerce et des travaux publics.
D’une autre part, sous la direction du département de l’instruction publique,
les écoles primaires, les écoles de latinité élémentaires, de quatre années
d’études, les gymnases d’humanités, de même durée, suivie d’une année de
philosophie, conduisent un jeune homme, à l’âge de dix-neuf ans, aux facultés de
médecine, de droit et de théologie, qui exigent trois ans d’études, et à celle
d’administration, qui en demande deux; de sorte que, dans ces directions, les
études complètes peuvent être terminées à vingt-deux ou vingt et un ans.
Cet ensemble du plan d’études actuellement adopté en Bavière nous paraît
répondre à la fois aux besoins des lettres et des sciences, comme à ceux de
l’industrie, du commerce et de l’agriculture. Jt se prête, d’ailleurs, à toutes les
additions que peuvent exiger certaines industries ou certains services locaux,
tels que les cours du dimanche et du soir pour les ouvriers, les écoles spéciales
supérieures pour les filles, les écoles d’apprentissage, les écoles normales pour
les instituteurs et les institutrices, etc. que nous n’avons pas mentionnées ici.