On estime que, en 1808, dans le canton de Triberg, on faisait par an
107300 horloges.
En 18/17, quatre mille personnes étaient occupées à l’industrie des montres.
il est digne de remarque que cette industrie se créa spontanément dans le
pays par l’initiative de cultivateurs, et que, jusque dans ces derniers temps,
tous les horlogers étaient en même temps cultivateurs.
La période la plus brillante de cette industrie correspond au commencement
de notre siècle. Mais les progrès faits à l’extérieur, et surtout en Amérique, ralen
tirent considérablement l’exportation, et lorsque survint la maladie des pommes
de terre, les habitants de la forêt Noire, atteints dans leurs deux sources de pro
duction, se trouvèrent dans une grande détresse, ils s’adressèrent au grand-duc,
qui fit faire une enquête minutieuse sur les motifs delà décadence de 1 industrie
de l’horlogerie dans la forêt Noire, et sur les mesures à prendre pour la relever.
C’est à la suite de cette enquête que parut la résolution du 20 février 18/19, re
lative à la création d’une école d’horlogerie.
Pour son siège, on choisit Furtwangen, canton de Triberg, ancien centre de
l’industrie de l’horlogerie dans la forêt Noire.
Ecole d’horlogerie de Furtwangen (extrait du rapport de 1862 ). — Cette école
comprend aujourd’hui i° une [Gewerbeschule) école industrielle générale,
traitant cependant plus spécialement de ce qui se rapporte à l’horlogerie;
2 0 une école purement pratique, des ateliers pour perfectionner les ouvriers
dans les différentes branches de 1 horlogerie, et toutes les dispositions utiles pour
aider aux progrès de l’industrie chronométrique du pays de Bade en général.
Ecole industrielle. — L’enseignement de cette école consiste en trois cours
d’une année chacun. Il est toujours donné dans la matinée, commence a 5 heures
du matin en été et à 6 heures en hiver, et varie de sept heures à quinze heures
et demie de leçons par semaine pour chaque classe d’élèves. De plus, vu l’im
portance générale du dessin à main levée, on consacre trois heures à cet ensei
gnement tous les dimanches pour les apprentis et les compagnons. L’école
d horlogerie fournit même les instruments de dessin aux élèves pauvres.
Pour les enfants des deux sexes de 8 à 1 a ans il y a trois cours de dessin.
L’enseignement du modelage est donné aux menuisiers, sculpteurs, peintres,
sur leur demande. On y montre le modelage, le moulage, l’art de fondre, de
prendre des empreintes sur différents matériaux, de dorer sur bois, sur pierre,
de brosser, de mastiquer, de vernir, de polir, le tirage des gravures en
cuivre, etc.
Cette école avait, en 1861, h 9 élèves et 7 auditeurs.