IMPÔTS
163
réunis d’une grande société d’économie politique de la
Prusse occidentale, les lois fiscales prussiennes ne
paraissent pas avoir, dans leur pays, la réputation d’être
d une limpidité parfaite : « Il est fâcheux, s’écriait cet
(< orateur, de devoir constater que nos lois concernant
(( les impôts même, après élude approfondie et pénible
<( non seulement de leur texte, mais d’énormes volumes
(( de commentaires, d’éclaircissements et indications sur
(( leur mise en pratique, n’arrivent pas à pouvoir être
<( appliquées vraiment dans le sens et l'esprit visés parle
(( législateur. >■
Ces paroles sont consolantes et elles le sont surtout
pour le profane qui, désirant faire connaître à d’autres
Ce slois fiscales, s’est aventuré dans leur labyrinthe.
Mais il est permis de penser, que cette demi clarté n’est
P a s préjudiciable au rendement des impôts, dans un
P a ys où les fonctionnaires font, en général, largement
eur devoir.
Cn Prusse, les impôts gouvernementaux directs sont
( ^ e trois espèces :
1° L’impôt sur le revenu.
^ L'impôt industriel ou professionnel.
L’impôt sur le capital, aussi appelé impôt complé
mentaire.
^ es impôts communaux sont presque toujours plus
j^éreux pour l’industriel que les impôts de l’Etat ; nous
examinerons également. Voyons d’abord les contri-
mio »s perçues par l’Etat.
^ L’impôt sur le revenu a été établi par la loi du 24