ÉTABLISSEMENTS
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mètres de Dusseldorf. Il date de 1851. Son origine fut
très modeste. Il possède aujourd’hui, outre l’asile primi
tif, deux installations remarquables situées à quelque
distance l’une de l’autre, dans la campagne et à peu de
distance d’une forêt. L’une des maisons accepte des
malades à partir du prix de 80 francs par mois ; l’autre
demande de 150 à 200 francs. Elles n'ont pas été bâties
ay ec les bénéfices réalisés, ceux-ci étant en général plus
fine modestes. La bienfaisance y a participé et les hypo
thèques ont fait le reste.
Les trois asiles peuvent recevoir en tout 80 pension
naires. Ils en avaient traité le nombre respectable de
L558 au 1 er janvier 1903. Le nombre des alcooliques défi
nitivement guéris pendant l’exercice 1902 a été exception
nellement de 72 % des malades traités
Chaque patient étant l’objet de soins personnels et
spéciaux, tant de la part du médecin que de celle du
directeur de l’établissement, le nombre des admissions
est limité : il n’est pas accepté au delà de 30 pensionnai-
les par asile, et autant que possible 25 seulement. Il s'agit
°n effet d’étudier chacun d eux très à fond, de le traiter, de
e conduire selon son caractère, ses aptitudes, son degré
d éducation, ses antécédents, ses penchants, de le voir
souvent, de lui inspirer confiance et de l’amener par
Persuasion, par amitié, patience et douceur, à l’obéis-
Sa nce, c’est-à-dire à l’abstinence, non seulement sans
le volte de sa part, mais de son plein consentement et
clv ec toute bonne volonté. La tâche n’est pas aisée et ré-
du tact, de la patience, de la persévérance et de
energie à haute dose.
s auf des cas tout spéciaux et rares, dans lesquels on
Valorise un peu de boisson alcoolique dans les tout pre
miers jours, pour arriver en une quinzaine, au maximum,
4 1 abstinence totale, celle ci est de règle dès le premier