302
L’INDUSTRIE COTONNIÈRE EN ALLEMAGNE
En 1905, les recettes totales ont été de 3.060.000francs,
dont 2.200.000 pour les cotisations; et les dépenses de
2.618.000 fr.
Les frais d’administration absorbaient 16 %, soit
422.000 fr., le journal de l’association 257.000 francs, soit
9 3/4 %, la propagande 202.000 francs, soit 7 3/4 % ; les
secours divers atteignaient 235.000 francs, soit 9 %; la bi
bliothèque et les irais d’éducation 57.000 fr. soit 21/4 %.
Mais comme ailleurs, la forte somme était réservée aux
indemnités en cas de grève qui s’élevaient à 1.250.000 fr.
soit 48 %, à cause, sans doute, des grèves de janvier 1905
dans le bassin minier de la Ruhr, car les comptes de
l’année 1904 n accusent que 106.000 francs pour indem
nités de grève, c’est-à-dire 24 % seulement des dépenses
totales.
La fortune des Unions ouvrières chrétiennes se mon
tait fin 1905 à 1.560.000 francs.
Depuis quelque temps, les Unions chrétiennes se rap
prochent des associations libres. A diverses occasions
et notamment pendant les grèves minières du bassin de
la Ruhr, en janvier 1905, elles ont fait preuve de grande
solidarité avec elles. Mais jusqu’ici, elles sont peu payées
de retour, et il paraît exister à leur égard une certaine
méfiance.
Les Unions ouvrières chrétiennes comptent, en outre,
8 associations corporatives se divisant en 812 groupes
locaux, avec environ 80.000 membres, lesquels sont indé
pendants de l’administration centrale à Cologne. Ils
comprennent surtout des employés de chemins de fer et
de la poste.
Si on totalise les chiffres relatifs aux trois organisa
tions principales que nous venons de considérer, pour
1904 on trouve :
13.960 groupes locaux, comptant 1,385.003 membres,