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L’INDUSTRIE COTONNIÈRE EN ALLEMAGNE
mange de viande que le dimanche. Le père est membre du
syndicat ouvrier catholique; il est abonné à un journal; il
est membre aussi d'une société militaire. Deux de ses
enfants sont assurés jusqu’à l'âge de 14 ans (époque à
laquelle il pourront travailler), on paie pour eux, en
semble 25 centimes de prime par semaine.
Famille B. — Le père a 27 ans, il gagne 3 marks, soit
3fr. 72 par jour; une sœur qui est en pension chez lui
paie 7 marks, 8 fr. 70, par quinzaine. Le salaire du père
se monte anuellement à 900 marks, soit environ 1115 fr.
Le ménage n’a pas d’autres recettes que le salaire et la
pension payée par la sœur. 11 se compose du père, de la
mère, d’un enfant de 18 mois, delà sœur en question et
d’une grand’mère âgée de 80 ans. Ni champ, ni hêtes.
Paie 95 marks, 118 francs de loyer pour un logement se
composant de deux chambres, cuisine, grenier et cave,
et un jardin de 16 mètres carrés. La fabrique est distante
de 6 kilomètres, et la route est faite à pied, matin et soir
par le père et la sœur. Le déjeuner du matin consiste en
café au lait avec pain ; le dîner a lieu à l’auberge et con
siste en un litre de bière, du saucisson et du pain. A huit
heures et à quatre heures, chaque fois un demi-litre de
bière avec fromage et pain. Le soir repas en famille, le
quel se compose de salade avec pommes de terre ou fa
rinage, ou du café au lait ou une soupe consistante. La
famille ne mange de viande que le dimanche. Le diman
che, le père va à l’auberge pour lire les journaux, car il
n’a pas d’abonnement, — chose assez rare, — et il y dé
pense régulièrement 1 fr. 25. Il est membre d’une société
militaire et d’une société de chant.
Les tableaux suivants indiquent les recettes et dé
penses de ces deux ménages et ce qu’ils consomment
pour leur alimentation et entretien.