LE PROBLÈME DE LA MARINE MARCHANDE.
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•de poids n’était que de 3o p. 100 du poids coiTcspondant
du charhon pour une même évaporation, cela ferait mille
lonneaux sur un paipiehot Iransat’anlique ; l’avantaqe n’est
pas médiocre, étant donné surtout ipi’il se complète par une
diminution dans le personnel nécessaire pour le service des
cliaulferies. Bien d’autres progrès se réaliseront encore,
•qu’il est diflicile de prévoir aujourd’hui.
Un grand avenir s’ouvre devant la navigation à vapeur
au point de vue non seulement de la rapidité, mais encore
de l’importance des transports. L’homme trouve en elle le
souple iustrumeut de ses volontés. La durée des trajets de
Liverpool à New-York (5,Goo kilomètres), qui était en i8/d>
de II à 12 jours et en i856 de 9 à 10 jours, a décru de
vingt-quatre heures par période décennale, et n’atteint pas
maintenant 6 jours. ï^es cargo-boats marchent couramment
-aujourd’hui à une vitesse de 11-12 nœuds à l’heure et peu
vent transporter des quantités énormes de marchandises. En
‘Angleterre, en Allemagne, aux Etats-Unis, le tonnage à
vapeur augmente, le steamer se perlectionne, s’agrandit,
accroît sa vitesse, sa capacité de transport et élargit du
même coup le prestige politique et la force d’expansion du
¡lays dont il porte le pavillon. -
Nous avons précédemment montré qu’il n’eu était malheu
reusement pas de même en France ; la loi du 3o janvier 189.3
a produit, au point de vue de la navigation à vapeur, les
plus tristes et les plus néfastes ellets. La ('diarnhre de com
merce de Bouen les a consignés dans un tableau dont la
lecture est douloureuse à notre amour-propre.
Le tonnage des navires à vapeur a augmenté de 1887 à 1897 :
Pour la marine ancjlaise de .'33 p. 100
— allemande de. 107 —
— espagnole de 3o —
, — hollandaise de 67 —
— italienne de C8 —