102 LE PROBLÈME DE LA MARINE MARCHANDE.
5° Le ministère de Vintéricur pour le service sanitaire
maritime ;
6° Simultanément, le ministère de la justice et celui de la
marine, suivant le cas, pour la juridiction.
Les lois etlesrèglemeiits sont aussi peu clairs (jue les attribu
tions. 11 laut une volonté tenace pour ne [las se laisser rebuter
par le problème de la marine marchande lorsqu’on tente de
rexaminer autrement qu’à la surface, tant est qrandésa com
plexité; tant sont divers les intérêts qu’il soulève, nombreuses
et lointaines ses répercussions administratives et économi(j lies.
*
* *
La Chambre de 1896 — obligée de constater l’alFaiblisse-
ment progressif de notre Hotte commerciale — n’a pas eu le
conra()e de scruter le mal dans toute son étendue. Au lieu
d’instituer elle-même une vaste enquête parlementaire —
qui, en excitant l’attention du pays entier, eût rendu à celui-
ci l’inappréciable service de l’intéresser aux luttes, aux des
tinées, à l’avenir de sa marine — elle remit à d’autres le soin
important de rechercher les remèdes à la crise dont la gra
vité frappait tous les yeux. La Chambre adopta, en eilet, le
i*"^ décembre 1896, une résolution ainsi conçue, proposée
par M. Lemire :
« La Chambre invite le Gouvernement à faire étudier par
une commission spéciale les moyens de venir en aide à la
marine marchande. »
Le 9 février suivant, un décret du président Félix Faure
constituait cette commission, dans laquelle entraient 17 séna
teurs ou députés, 17 hauts fonctionnaires, les présidents ou
délégués des Chambres de commerce de Bayonne, Bordeaux,
Cherbourg, Dunkerque, la Bochelle, le Havre, Marseille,
Nantes, Paris, Rouen, Saint-Nazaire, Alger, et les person
nalités suivantes :