LES CHANTIERS FRANÇAIS.
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II. Les chantiers français.
Vingt mille ouvriers français tirent leur subsistance el
celle de leurs familles des chantiers de constructions navales,
(¡ni alimentent en outre l’industrie de plus de cent mille travailleurs,
fondeurs, puddleurs, etc.
« La construction d’un navire est une grosse oeuvre, dit
M. l’ensei()ne de vaisseau Macé dans une intéressante étude
publiée par la Revue maritime Peu de branches de l’activité
humaine y demeurent étrangères ou iiidififérentes.
Métallurgistes, mathématiciens, ingénieurs de toutes spécialités,
dessinateurs, constructeurs, ouvriers de tous les arts
et de toutes les industries (sans oublier les marins qui ont
bien un peu voix au chapitre), tout un monde en un mot
d’intelligences et de bras participe à l’édification du navire
moderne.
« Dès qu’il est construit, on le confie à un personnel technique
(pii l’anime et le règle suivant des principes d’expérience
et des ordres qui viennent de la Compagnie ou de
l’Etat. Et cette compagnie même qui possède une Hotte de
commerce, et cet État qui possède une flotte de guerre,
doivent obéir à des principes commerciaux, financiers, sociaux
et politiques, s’inspirer des circonstances perpétuellement
changeantes, tenir compte des avis sans tourner à
tous les vents, avoir en un mot un plan ferme, mais pas
immuable et s’efforcer de-le suivre eu accordant les intérêts
particuliers et généraux.
« Des intérêts de toute nature sont mis en jeu, des ambitions
légitimes et de louables rivalités entrent en lice et
(i) Société des ingénieurs-conslrucleurs de Newcastle-siir-Tyne. — Revue maritime
d’avril 1900.