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LE PROBLÈME DE LA MARINE MARCHANDE.
chacun vise dans sa sphère à obtenir le plus grand rendement
de ses activités.
« Or, ces activités s’exercent dans des champs à limites
imprécises empiétant d’ailleurs le jilus souvent l’un sur
l’autre. Le métallurgiste travaille suivant les desiderata du
constructeur. Celui-ci obéit à des tableaux de résistance
des matériaux et aux plans dressés par l’ingénieur. Ce dernier
n’est (pie le metteur eu œuvre des marchés passés avec
la compagnie ou l’Etat, etc.
« Toute une libère d’hommes et d’idées s’applique médiatemeut
et immédiatement aux œuvres élémentaires de la
construction totale, et il n’est pas un coup de marteau
donné dont on ne puisse d’échelon en échelon trouver la
cause intelligente et ordonnative. »
C’est surtout au point de vue de la marine marchande
(pie ces observations se justifient. Ici, en eilet, les lois de la
concurrence ne permettent ni fausses manœuvres ni dépenses
inutiles. De la destination du navire dépend la catégorie
de la construction. Tel paquebot — dont la mission sera de
transporter à de longues distances les passagers — s’ingéniera
à leur offrir des conditions de rapidité, de confort
d’installation qui ne pourront être obtenues qu’à chers deniers.
Tel autre navire, dont l’unique objet est de transporter
économiquement la plus grande somme possible de
marchandises, devra, pour atteindre le but final, qui est le
bénéfice à réaliser, renoncer au luxe des aménagements, à
la grande vitesse des machines et, tout en acquérant le
maximum de capacité, réduire au minimum ses frais de
construction, d’entretien et d’équipage.
Les répercussions de la dépense de premier établissement
sont d’autant plus lourdes que l’amortissement s’opère avec
plus de rapidité. Un steamer à dix ans n’est plus jeune et
à vingt ans s’appelle un « sabot ». L’art naval fait de tels