l4o LE PROBLÈME DE LA MARINE MARCHANDE.
est reçu comme un fâcheux — à moins qu’il ne se résiqne
à payer tout ce qu’on lui demandera.
La force des choses amène à donner sa clientèle à l’étran-
qer, sauf pour les voiliers, avec lesipiels il perdrait en elfel
la prime fructueuse ipii est la raison d’être de ce qenre d’ar
mement; pour les steamers, toute hésitation serait de sa
part incompréhensible. M. Duprat a montré, en un saisis
sant tableau, quelles parts de la prime à la navigation re
viennent respectivement à l’armateur et au constructeur,
suivant les divers prix de construction :
Steamer de 3,000 tonnes de jauge brute de construction fran
çaise parcourant 35,000 milles par an pendant dix ans.
Supposé coûter.
1°
2*
3°
(I.es primes seul celles J /lO
résultant de la loi de f _
i8<»3.) \ 0°
1,000,000
1,200,000
i,3oo,ooo
I .^00,000
1,000,000
fr. I Le môme steamer (le
I eoHslruction (*tran-
> ijèreestsuppos(;(l(*-
1 voir coûter i mil-
/ lion de francs.
DIFFÉUENCE
do
prix de cunHtruction.
EXCÉDENT
de
prix.
CHAUCÎES
à payer
rarmrtieur
l’excédent
de coût
en dix uns :
177.50 p. 100
(1 et 2).
FRIME
acquise
parle navire
pendant
dix ans.
FRIME
encaissée
l’armateur.
l’uorc
lie
prime du
acqiiiHC r
l'crmilfur
(ChiffrcH
HTION
le
mvigiition
óelloment
coDslructeur
»rrondis.)
i" Egalité de prix .
HO 20 p. loo d’excé
dent de prix. . .
3o 3o p. 100 . . . .
4“ 4o p. 100 ... .
5o 5o p. loo ....
200,000f
4oo,ooo
5oo,ooo
300,000''
532,500
710,000
887,.5oo
927,3Cof
927,300
927,300
927,300
927,300
927,30of
572,300
394,80o
217,30ü
39,80o
P. KM).
lOJ
O2
42
2.3
4
1*. 100.
38
58
77
90
(1) Dôcompoflîtion des chargoB :
AinortiHKüiueut 10.00 p. 100
Taux dUntôrôt . 5.00 —
AftKuranco moyenne 1 • 2.75 —
17.75 p. 100. Soit pour dix ans : 177.50 p. 100.
(2) I/asHurance maritime est calculée sur une prime initiale de 5 p. 100; elle décroît chaque
année de 1 /10.