LA PUISSANCE MARITIME DE l’aNGLETERRE.
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finiiiiit [)ar la comparaison de ces cartes avec celles des années
précédentes. Les petits points envahissent la plupart
des (jrands centres anglais, assiègent certains centres allemands
et, Iranchissant les barrières douanières de M. Méline,
cheminent vers Paris. En Asie, en Tiirguie, en Extrême-Orient,
ce ne sont pins des points, ce sont de larges taches
noires qui s’étalent sur le papier...
Peut-être notre éminent ambassadeur à Londres sera-t-il
sm pris de retrouver ici l’écho, bien aflaibli d’ailleurs, du
long entretien qu’il me fit l’honneur de m’accorder. Si je
livre, assurément contre son gré, ces leuillets de mes notes
au vent de la publicité, c’est d’abord parce qu’ils ne contiennent
rien de confidentiel ; c’est aussi, c’est surtout en
raison .des conseils qu’ils renferment. Dans la bouche de
l’homme qui s’est illustré par une longue carrière de services
rendus au pays et par une clairvoyance dont les documents
diplomatiques relatifs aux a flaires d’Arménie donnent
la mesure, il m’a semblé que ces conseils prenaient la gravité
et l’ampleur d’avertissements prophétiques.
II. La marine anglaise.
« Être maître de la Manche pendant quelques jours !... »
f’/est en vain que Napoléon, dans la lutte mortelle ipi’il
livrait à l’Anglais, accumula les efforts pour réaliser ce dessein
ardemment poursuivi. L’escadre de Villeneuve fut détruite,
le camp de Boulogne levé et, sur les flots de la
Manche comme sur ceux de l’Atlantique et de la Méditerranée,
le pavillon britannique resta, malgré tout le génie
d’un homme exceptionnel, debout et victorieux. Un siècle
s’est écoulé depuis ; mais aujourd’hui comme autrefois, la
grandeur de l’Angleterre demeure encore liée à la grandeur
de sa flotte.