LES CHANTIERS DE LA CLYDE.
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Parmi les chantiers ci-dessus énumérés, certains, tels
(|ue ceux de John Brown et C‘®, à Clydebank ; Napier et
Miller, à Yoker; de la Compagnie Fairfield, à Govan ; de
Murdoch et Murray, à Port-Glasgow ; Bow, Mac Lachlan
et G*', à Paisley, ont construit des navires de guerre, soit
pour la marine royale anglaise, soit pour les gouvernements
étrangers. Quelques-uns — comme les établissements de
William Simons et C‘% à Bentrew; Bitchie, Graham et Milne,
à Whiteinch ; Fleming et Ferguson, à Paisley ; Cochran
et CV®, à Annan; D. N. Cumming, à Blackhill Dock — mirent
surtout à (lot des remorqueurs, des dragues, des chalands,
des bâtiments de service.
Mais, dans leur ensemble, les lancements de la Clyde ont
cependant fourni à la marine marchande universelle un fort
contingent de ces magnifiques greifliourids (lévriers), de ces
paquebots rapides qui jouent, dans le commerce maritime,
le rôle des grands express de chemin de fer, et de ces cargo-'
boats, instruments nécessaires de l’expansion économique
d’un pays.
L’Ecosse, il faut le dire à sa louange, jouit pour sa cons
truction maritime d’une réputation qui égale celle de sa
légendaire hospitalité : les armateurs du monde entier appré
cient beaucoup, en raison de leur finesse et de leurs qua
lités, les navires qu’elle produit. A tous les points de vue,
la visite des chantiers de la Clyde s’impose donc à qui
veut rechercher si l’industrie navale anglaise, en dehors
de l’avantage connu que lui donnent les aptitudes de la
race et l’abondance des matières premières, ne trouve pas,
tant dans l’organisation meilleure de ses shipgards que
dans la perfection plus complète de son outillage et l’ha
bileté plus grande de ses ouvriers, les éléments primordiaux
de sa grandeur, de sa prospérité et de son incontestable
supériorité.