LES CHANTIERS DE LA CLYDE. ' 263
sa surveillance incessante assure le parfait fonctionnement
du service dont il a la charge.
Le résultat immanquable de cette organisation est, en
créant la responsabilité, de supprimer le gâchis et les pertes
de temps et par conséquent de diminuer les frais généraux
qui n’atteignent pas, ici, i5 p. loo.
Les navires construits par la maison Lobnitz sont livrés
prêts à prendre la mer ; les seules pièces achetées toutes
faites au dehors, parce qu’elles coûtent meilleur marché,
sont les treuils et les guindeaux, les machines à gouverner,
les appareils à servitude (pompes alimentaires, de circulation
et à eau) et les pièces à fonderie. Les ateliers exécutent de
nombreuses chaudières et des machines pour plusieurs
shiphiiilding i/ards de Glasgow, qui ne fabriquent (jue les
coques.
L’établissement reçoit ses tôles de la Steel C° of Scotland,
à Glasgow, ou de Beardmore, et son charbon du
Lanarkshire, dans d’excellentes conditions de transport et
de prix. C’est, en somme, une des belles usines maritimes
de la Clyde.
LES CHANTIERS DE PORT-GLASGOW ET GREENOCK.
De Renfrew à Port-Glasgow, le voyage en chemin de
fer est court, mais fort intéressant par les contrastes qu’il
ménage. Au milieu d’un paysage idyllique, dont les prairies
et les fermes pittoresques donnent nue sensation d’heureuse
et reposante fertilité, s’érigent brusquement les hautes cheminées
de l’industrielle cité de Paisley, grand centre de filatures,
d’usines de produits chimiques, de fabrication de machines,
de pompes, de dragues, etc. L’agriculture, en cette
partie de l’Ecosse, ne se sépare pas de l’industrie : sous les