LES CHANTIERS DE LA TYNE ET DE LA WEAR. 285
en construction les immenses plaques de tôle ou les lourds
barrots d’acier ; un chemin de fer entoure chaque cale,
permettant à deux qrues sur rail d’atteindre avec leurs volées
toutes les parties de la membrure qui se trouvent hors de
la portée des ponts roulants du haut. Ces cales couvertes,
éclairées de lampes à arc, permettent de travailler par tous
les temps; les ouvriers n’ont à souffrir ni de la neiqe, ni de
la pluie, ni du vent — ni du chômage qui est souvent la con
séquence des intempéries.
lhen mieux ! au lieu de grimper au haut des navires par
des échelles raides où le moindre faux pas les expose à de
(¡raves accidents, ils trouvent à leur disposition des ascen
seurs électriques qui les transportent commodément, sans
fatigue et sans danger, aux divers étages du bâtiment en
construction.
Mais le perfectionnement le plus curieux et certainement
le plus nouveau de cette installation consiste dans l’établis
sement, au-dessus de la toiture même, d’une grue électri(jue
jmissante qui court sur le faite de la charpente et, dominant
de son,long bras de fer un emplacement extérieur et décou
vert de i5o mètres sur i8, y permet le maniement commode
des grosses pièces.
Tout est organisé, ici, en vue d’une production écono
mique et rapide. S[)écialisée dans la construction des coques,
l’usine Swan et Hunter s’adresse généralement à sa voi
sine, la Compagnie Walhend Slipway and Engineering C°,
pour la fourniture des machines marines. La hiérarchie des
chantiers est simple : à la tète, un directeur général, qui est
M. Hunter; au-dessous de lui, trois ingénieurs, dont un
seul, M. Meurissen, est pourvu de diplômes, mais qui, tous,
sont intelligents, actifs et compétents ; comme chef des tra
vaux, un jeune homme, entré en qualité d’apprenti dans les
bureaux et qui a donné, en gravissant à la force du poignet