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LE PROHLÈME DE LA MARINE MARCHANDE.
à ([uelques kilomètres en aval de Newcastle, possède trois
chantiers pour les coques et toute une série d’ateliers spé
cialement aiïectés à la construction des machines et des chau
dières. Elle constitue donc un type complet d’entreprise de
constructions navales.
La maison, généralement désignée sous le nom de« Nep
tune Works », fut créée, en 1842, par M. Coutts, et mettait
à l’eau, la même année, le premier navire en fer lancé sur
la Tyne. Elle passa ensuite entre les mains de MM, Miller et
Ravenill, pour être acquise en dernier lieu par M, Wigham
Richardson, lequel s’adjoignit M. Christie comme associé.
En 1899, la Société, gardant toujours M. Richardson à sa
tête, s’est transformée en une Compagnie « limited », dont
le premier soin fut d’agrandir l’établissement dans de nota-
l)les proportions.
Je n’ai pas eu le plaisir de rencontrer dans ma visite aux
« Neptune Works » M, Wigham Richardson; mais l’accueil
tout à fait amical et sympathique que voulut bien me réser
ver son fils, M, George B. Richardson, m’a laissé le plus
agréable souvenir.
L’établissement occupe plus de trois mille ouvriers; c’est
dire son importance. A droite de l’entrée principale sont
disposés les ateliers pour la construction des machines et
les bureaux de la comptabilité ; à gauche, les bureaux de
la direction et de dessin.
Les chantiers contiennent sept cales; pour agrandir celles-
ci, il faut, comme l’usine est adossée à un monticule, tran
cher dans l’ondulation du terrain à mesure que s’accroissent
les tonnages des bateaux. C’est une gêne sérieuse à l’exten
sion de l’établissement. Les bers et les cales, en bois, for
ment un angle aigu avec la Tyne. Une énorme mâture de
cent tonnes sert à placer les chaudières dans les bâtiments
à îlot, après leur lancement.