LES CIIANTIKUS DE LA TYNE ET DE LA WEAR. 3o3
i)Ieinent; il tint tôle à la mer courroucée et resta en travers
(le lames énormes durant tout le temps — plus d’uue heure!
— que la machine dut stoj)per.
11 n’embarqua pas un seul coup de mer; ses roulis étaient
doux et ne dépassèrent jamais 3o° de chaque bord. L’épreuve
(Hait faite ; le turret fut reconnu un excellent marin eu même
temps (ju’uii carqo-boat perfectionné. L’armateur en fut si
satisfait (pi’il lit ensuite construire par la maison Doxford,
une douzaine de navires du même type.
Au point de vue de la solidité, comme l’a indiqué dans
un intéressant travail M. L. Midier, la supériorité du nou
veau type est très marquée. En effet, les ponts de côté,
c’est-à-dire le dessus des parties convexes des murailles
extérieures, sont continus de l’avant à l’arrière. Les tôles
tpii les forment ont la même épaisseur (pie celles du bordé
(extérieur et elles sont en ligne droite tout du long, caril n’y
il pas de touture. Les murailles offrent une ligne continue
des tôles du bordé disposées pratiquement dans le plan ver
tical. On a aussi une paire d’« angles » continus, de chaque
bord, s’étendant sur toute la longueur et augmentant beau
coup l’endurance de la structure.
Le pont supérieur, ou (( turret deck », s’étend au même
niveau, depuis l’avaut jusqu’à un point assez éloigné
de l’arrière du milieu, où il se relève un peu pour con
tinuer ainsi, à ce niveau, jusqu’à l’arrière. Cette élévation
de la partie arrière du pont a pour but d’augmenter la capa
cité réservée aux marchandises afin que le tirant d’eau du
navire, avec un chargement homogène, soit un peu plus
fort à l’arrière (ju’à l’avant.
Les machines et chaudières sont placées tout à fait à l’ar
rière du navire, disposition (|ui supprime le « tunnel » tout en
étant avantageuse pour la solidité de la coustiuction. En
effet, l’emplacement des machines et chaufferies dans le