LA QUESTION OUVRIERE.
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III. Les salaires.
La conslniction d’un navire, par les travaux complexes
qu’elle nécessite, l'ail appel à une vingtaine de catégories
d’ouvriers dillérenls : successivement ou simultanément elle
utilise le labeur du forgeron de cornières iron smit/i),
du tôlier (plaler), du riveur {riveter), du teneur de coups
{holder up), du mateur {caulker), du charpentier {ship
wright), du tourneur {turner), du forgeron {sniitH), de rajus-
ienv {fitter), de VowùWewv {millwright), du modeleur {pat
ternmaker), du chaudronnier en cuivre {coppersmith'), du
raclieveur et du mouleur {brass-finisher and moulder), de
l’aléseur (ôorer), du raboteur {planer), du fraiseur {miller),.
du menuisier {Joiner), du plombier {plumber), du fondeur
de fer {iron founder), du peintre {painter). Encore ne suis-je
pas sur que cette énumération soit complète !
En réalité, parmi ces ouvriers, les cinq premiers seule
ment : le forgeron de cornières, le tôlier ou plaqueur, le
riveur, le teneur de coups et le mateur, sont proprement des
shipbuilders, des spécialistes de la construction navale. Les
autres évoluent pour la plupart dans le vaste et complexe
domaine de Y engineering trade, de l’industrie mécanique,
passant, suivant les circonstances, de la construction des
navires à celle des locomotives, des niacliines textiles, des
machines agricoles, etc. Ils sont en majorité syndiqués en
trade-unions nombreuses, dont la plus puissante est Y Amal
gamated Soviet g of engineers, la plus grande union centra
lisée du Royaume-Uni : elle compte plus de 70,000 adhé
rents.
Mais quelles que soient sa puissance et son autorité, cette
PROBL,. MAR. MARCH.
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