LE ROLE DE LA MARINE MARCHANDE.
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1,780,184 tonnes à la sortie (/top. 100), tandis que les paris
afférentes aux pavillons étrangers sont de 80 p. 100 à l’ar
rivée et Go p. 100 au départ.
La marine anglaise et la marine allemande sont nos grands
transporteurs. En i8gg, il ressort du tableau général du
commerce et de la navigation que la proportion pour cent
du tonnage d’entrée a été de 28.1 pour les navires français
et de 71.9 pour les navires étrangers. Dans ce dernier total,
la Grande-Bretagne figure, à elle seule, pour 43.2 p. 100.
A la sortie, la proportion du tonnage français est de 3fi.fi
p. 100 et celle du tonnage étranger de fi3.4, sur lesquels
l’Angleterre figure pour 37.fi.
Le pavillon anglais représente, comme on le voit, les
quatre septièmes de la part des pavillons étrangers, mais il
convient de faire remarquer que cette part a diminué de
1898 à 1899 (37.fi au lieu de 49.8fi), tandis que le pavillon
allemand a progressé de 10.97 ^ 17.14 p. 100 à l’entrée et
de 1,5.98 à 27.4 p. 100 à la sortie.
Quant aux sommes encaissées par les transports maritimes,
il est facile de se convaincre qu’elles sont allées pour les
trois quarts dans les poches de l’étranger.
Le fret payé en 1899 pour le transport des marchandises
importées et exportées est évalué à 447,8o3,ooo fr., dont
337,292,000 fr. pour l’entrée et 110,5i 1,000 fr. pour la
sortie. '
Sur cette somme totale de 447,8o3,ooo fr., il n’est resté
entre les mains de l’armement français que 147,510,000 fr.
Le reste a été pris par l’étranger. Encore faut-il remarquer
(jue, si l’on défalque le fret payé pour la navigation réservée
(Algérie, Tunisie, grande pèche), la somme encaissée par
l’armement français pour la navigation de concurrence tombe
à 11fi, 1(37,000 fr.
La marine étrangère, en 1899, ^ empoché » 3oo millions