Full text : Le problème de la marine marchande

NOTRE  FLOTTE  COMMERCIALE.

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PKOBU.  MAU.  MARCn.

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Donc,  moins  de  navires,  un  lonnaíje  slationnaire('),
moins  de  marins  et  —  comme  je  l’ai  démontré  au  début  de
ce  travail  —  un  envahissement  de  plus  en  plus  grand  de
notre  marché  maritime  par  le  pavillon  étranger,  le  paiement
aux  armateurs  anglais,  allemands,  italiens,  etc.,  d’une  dîme
annuelle  colossale  :  tels  sont  les  seuls  résultats  tangibles
des  larges  sacrilices  consentis  par  l’Etat  en  faveur  de  la
marine  marchande.
Dernière  constatation  non  moins  affligeante  :  notre  pavillon ­
  n’apparaît  plus  ou  presque  plus  dans  les  ports  de  la
Suède,  de  la  Norvège,  du  Danemark,  du  Pérou,  des  possessions ­
  anglaises  d’Amérique,  du  Chili;  les  cinquante  ports
du  Pacifiipie,  depuis  le  détroit  de  Magellan  jusqu’à  la  Californie, ­
  sont  desservis  par  une  compagnie  anglaise,  deux
compagnies  allemandes,  une  compagnie  italienne  et  une
compagnie  chilienne  ;  les  voiliers  français  qui  y  montrent
nos  couleurs  n’y  portent  pas  nos  marchandises.  Peu  à  peu,
notre  champ  d’action  se  resserre,  notre'élan  s’amortit,
notre  influence  disparaît  —  comme  s’enfonce  et  meurt  derrière ­
  la  courbe  mouvante  de  la  mer  l’orbe  rouge  du  soleil  à
l’heure  crépusculaire.

II.  Le  régime  légal  de  la  marine.
«  Nous  autres  marins  —  écrit  l’amiral  Réveillère  dans
son  intéressante  préface  des  Guerres  navales  de  demain
—  nous  employons  volontiers  cette  image,  en  parlant  d’un
vieux  navire  encore  de  bel  aspect  —  et  par  extension  à
tonte  chose  brillante,  mais  usée  :  —  Ça  ne  tient  plus  que
par  la  peinture.  ».
(i)  Les  trois  premiers  mois  de  1901  accusent  encore  une  décroissance  notable  du
pavillon  français  sur  les  mois  correspondants  de  1900.
            
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