Full text : Le problème de la marine marchande

NOTRE  FLOTTE  COMMERCIALE.

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sistaiit  dans  une  échelle  de  surtaxes,  le  monopole  des  trans-[)orts
  entre  la  France  et  ses  colonies  ou  possessions  —
monopole  réservé  au  pavillon  i'rani^ais  —  complétaient  ce
système  de  protection.
Le  ré()imc  diiTérentiel  pour  le  pavillon  tiers  fut  une  première ­
  atteinte  à  la  protection  accordée  à  la  marine  marchande. ­
  Il  eut  pour  point  de  départ  la  convention  dn  24  join
1822  avec  les  Etats-Unis  ;  d’autres  conventions  suivirent,
par  lesquelles  la  France  consentit  à  admettre  les  navires  des
puissances  contractantes  au  même  réqime  que  les  navires
français,  mais  à  la  condition  qu’il  ne  s’aqit  que  d’opérations
maritimes  eiTectiiées  directement  entre  la  France  et  les  pays
contractants.  Seuls,  les  navires  sous  pavillon  tiers,  c’est-àdire
  transportant  des  marchandises  oriqinaires  d’un  pays
autre  que  celui  dont  ils  portaient  le  pavillon,  restèrent  soumis ­
  à  des  droits  de  naviqation  plus  élevés  que  ceux  payés
par  les  navires  français.
Telle  était  la  situation  priviléqiée  faite  à  la  construction
navale  et  à  l’armement  lorsipie  se  manifesta  la  nouvelle
orientation  donnée  par  le  second  Empire  à  la  politique
commerciale  de  la  France.
La  convention  de  commerce  conclue  avec  l’Angleterre,  le
25  octobre  i860,  lit  une  première  brèche  dans  le  monopole
<lont  jouissaient  les  chantiers  de  construction,  en  permettant
la  francisation  des  navires  construits  en  Angleterre  contre
paiement  d’un  droit  de  douane  qui,  pour  les  bâtiments  eu
1er,  était  fixé  à  70  fr.  par  touueau  de  jauge,  avec  engagement ­
  d’abaisser  ce  droit  à  Go  fr.  pour  1864.  En  fait,  des
navires  construits  à  l’étranger  figurèrent  pour  la  première
fois  en  1864  dans  la  statistique  de  l’effectif  de  la  marine
marchande  française.  Le  privilège  qu’avaient  les  armateurs
français  pour  l’intercourse  entre  la  France  et  ses  possessions
fut  également  supprimé  par  la  loi  du  3  juillet  18G1,  guiper-
            
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