yC LE PROBLÈME DE LA MARINE MARCHANDE.
lime : c’est le fret de sortie et le fret de retour. Or, ce ii’est
un secret pour personne que nous ne possédons pas, sur le
qlobe, assez de qroiqiements importants de nationaux pour
<pie ces deux avantaqes nous soient en tout temps assurés.
« Il faut donc, pour le moment, que nous nous résiqnions
à n’avoir que navires d’aventure, c’est-à-dire des navires
prenant le fret là où le hasard des circonstances leur en fait
trouver, pour le transporter sur un jioint qnelcompie. Et si
<le telles opérations, qui nécessitent parfois des traversées
sur lest, sont possibles pour les voiliers dont les frais çjéné-
raux sont relativement moindres, il en va tout autrement
avec les navires à vapeur.
« Ceux-ci ne peuvent être des « navires d’aventure». Au
cune nation ne possède de «vapeurs d’aventure », c’est-à-
dire des vapeurs s’en allant par les mers an hasard des frets
trouvés, sauf l’AnqIelerre.
« La marine à voiles est accommodante ; elle se prête aux
longs séjours dans les rades. Elle a enfin un emploi défini
et assuré, lui permettant de transporter à bon conqite des
marchandises de grande consommation, telles (pie charbon,
blé, riz, minerais, nitrates, etc., etc., au delà des caps,
alors que la marine à vapeur, même quand le charbon est
an prix normal, ne pourrait entrer en lutte avec elle. »
Il est enfin toute une école maritime qui soutient (pie,
seule, la navigation à voiles peut faire surgir les marins, les
officiers, les capitaines longs courriers dont nous man
quons.
Les éloges, les encouragements que recueille ainsi la ma
rble à voiles contiennent évidemment une grande part de
vérité. Des trois et (|uatre-màts sont encore utilisables et
même tout indiqués pour le transport économique, sur (piel-
qiies points du globe, de marchandises lourdivs et peu pres
sées.