Full text : Le problème de la marine marchande

NOTRE  FLOTTE  COMMERCIALE.

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tiidier  les  moyens  de  venir  en  aide  à  la  marine  marchande,
je  trouve  une  note  de  M.  A.  C.  Le  Quellec,  armateur  à  Bordeaux, ­
  non  moins  formelle  dans  le  même  sens  ;
«  Les  (¡rands  voiliers  conslruits  récemment  en  France  eu
assez  grain!  nomhie  en  vue  de  la  prime  à  la  construction  et
à  la  navigation  ne  seront,  dil-11,  et  ne  sont  en  général  utilisés ­
  (jue  pour  les  voyages  d’Europe  au  Chili  (‘t  à  San-Francisco
  ou  ports  voisins  et  retour  en  Europe.
«  Ils  vont  d’Euroj)e  au  Chili  et  eu  Californie  sur  lest  ou
avec  des  charbons  anglais  et,  grâce  à  la  prime  de  navigation, ­
  que  n’ont  ni  les  Anglais  ni  les  Allemands,  ils  livrent  les
charbons  anglais  aux  producteurs  de  nitrates,  au  Chili,  à  un
prix  plus  bas  (¡ne  leurs  concurrents  anglais  ou  allemands.  Il
en  est  de  même  pour  la  Californie.
«  Qui  profite  de  ces  abaissements  dans  le  prix  de  revient
de  ces  charbons  ?  Les  vendeurs  anglais  de  ces  charbons  et
au  Chili  les  producteurs  de  nitrates,  les  Salitreros,  comme
on  les  appelle.  Or,  ces  Salitreros  sont  tous  anglais  d’abord,
allemands,  chiliens  et’italiens.
«  Il  en  est  de  même  pour  le  fret  de  retour  du  (ihili  pour
les  voiliers,  il  est  pres([ue  exclusivement  fourni  par  les  nitrates. ­
  Et  l’avantage  des  bas  frets  à  l’aller  sur  les  charbons,
en  retour  sur  les  nitrates  de  soude,  ne  profite  fpi’à  des
étrangers.  »
M.  Le  Quellec  déclare  (pie  pour  les  voyages  de  Californie,
c’est  encore  l’étranger  qui  jirofite  du  fret  en  baisse,  et  il  conclut ­
  ainsi  :
((  Le  seul  avantage  que  retire  la  France  de  cette  prime  à
la  navigation  aux  voiliers,  (pii  est  d’environ  100,000  fr.  pour
un  voilier  de  3,000  tonneaux  de  jauge  brute,  vovage  du
Chili,  et  d’environ  i4o,ooo  fr.  pour  un  voyage  de  Cal'fonde,
c’est  de  payer  une  prime  d’environ  /^ono  fr.  annuellement  à
Varmateur  français  par  marin  enihan/ué  sur  ces  voiliers.
            
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