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L’ARBITRAGE INTERNATIONAL CHEZ LES HELLÈNES
Thucydide raconte expressément que les parties conclurent immé
diatement une conciliation par rapport aux exigences et aux réclama
tions qu elles croyaient avoir à faire l’une contre l’autre h
Quant à la forme de ces groupements entre états helléniques, elle
est excessivement variable, nous y trouvons tous les degrés repré
sentés depuis les alliances larges, presque accidentelles jusqu’aux
états fédératifs complètement évolués. Sur le terrain fédératif les
Hellènes surent bâtir des sociétés absolument remarquables, comme
par exemple les Ligues achéennes et étoliennes. Celles ci appar
tiennent plutôt à la dernière période de l’histoire hellénique, à l’époque
qui suivit Alexandre le Grand. Avant que nous ne traitions de
la situation de l’arbitrage dans ces groupements d’états nous devons
jeter un coup d’œil sur les systèmes d’alliances plus ou moins
rigides, ou hégémonies, qui constituent la forme la plus caractéri
stique pour les groupements d’états pendant l’époque qui précède
Alexandre le Grand. Les plus importantes des ligues helléniques
que 1 on puisse caractériser comme hégémonies sont : la Ligue
péloponnésienne sous la direction de Sparte et les deux ligues
maritimes attiques sous la direction d Athènes.
La Ligue péloponnésienne ou Spartiate date de l’époque qui
avoisine 1 an 550 avant J. C. ; elle en vint bientôt à comprendre
tous les états du Péloponnèse excepté Argos et les villes Achéennes.
Kn son temps, pai exemple pendant la guerre du Péloponnèse elle
comprit en outre et parmi d’autres une série d’états de l’Hellade
moyenne. Tous les états appartenant à la ligue devaient être à
l’intérieur de celle-ci, complètement autonomes 2 ou souverains. La
ligue n avait le droit d’intervenir en aucune façon dans la situation
Interieure des divers états. Ceci n’empêcha cependant pas que Sparte
en plusieurs occasions intervint et même mit fin par les armes à
des différends existant entre des villes de la ligue ".
La * lgUe etait Ce que les Hellènes appelaient une épimachie 4
1 Thucydide V, 80 xcti ó*óaa àW^XAcov %oAé|U(p i\ fa tv é£AAo eïyov
Thuc. V, 79. — - fhuc. V, 33; V, 82. Xen. Hell. Ill, 2, 23. V. 3 ( ¡o
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