Full text: L' arbitrage international chez les Hellenes

16 — Publ. de l’Inst. Nobel norvégien. I. 
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L’ARBITRAGE INTERNATIONAL CHEZ LES HELLÈNES 
les quatre états autonomes macédoniens et le juge fut Scipion-Emilien. 
Dans les sept cas, où la proposition d’arbitrage fut repoussée, la pro 
position émanait d’Athènes, Corcyre, Argos, Thèbes, Ségeste et 
Philippe de Macédoine ; les Etats qui repoussèrent ces propositions 
étaient Sparte (trois fois), Thèbes, Corinthe, Athènes et Sélinonte. 
L’essai manqué fait par un troisième Etat désintéressé pour intro 
duire un arbitrage, émanait d’Athènes, et portait sur des différends 
entre Sparte et Thèbes ; Sparte déclina la proposition 1 ; dans treize cas 
nous nous trouvons en présence de traités contenant la clause que 
les différends réciproques entre les parties contractantes devraient 
être tranchés par l’arbitrage. Nous savons qu il en fut pratiquement 
fait usage dans trois cas, à savoir deux fois entre Athènes et la Ligue 
béotienne, une fois entre la Ligue magnésienne et la Ligue perrhê- 
bienne, ainsi qu’entre Calymnie et Cos. Les dix conventions, dont 
nous ne pouvons démontrer les résultats pratiques, sont : trois entre 
Athènes et Sparte, une entre Sparte et Argos, entre Téos et Lébédos, 
entre Hiérapytna et Priansos, entre Naxos et Achésine, entre Ephèse 
et Sardes, entre les quatre villes Lesbiennes, et en l’an 375 entre une 
série d’Etats helléniques. 
Comme nous l’avons déjà fait remarquer, ce n’est qu’avec la plus 
grande prudence que l’on peut tirer des conclusions plus étendues 
de cette statistique. Ainsi quand nous voyons que la petite ville de 
Mélitée dans la Thessalie méridionale fut partie quatre fois dans diffé 
rentes solutions arbitrales, nous ne pouvons aucunement en conclure 
que cette ville affectionnait particulièrement cette manière de régler 
ses différends avec les villes voisines. Le tout provient des recher 
ches systématiques entreprises en cet endroit. 
Il ne s’ensuit pas que cette statistique ne nous permette aucune 
conclusion. Ceci est surtout vrai quand on se demande, quelle posi 
tion les grandes puissances grecques prirent vis-à-vis de la question 
de l’arbitrage. On ne se trouve plus là comme ailleurs le jouet des 
1 n° XVI.
	        
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