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L'ARBITRAGE INTERNATIONAL CHEZ LES HELLÈNES
Cette clause, comme nous l’avons vu, fut aussi utilisée, puisque le
délai prévu pour le prononcé du jugement fut porté de six à douze
mois conformément à ce paragraphe 1 et avec le consentement des
trois parties.
Une clause semblable se trouve d’ailleurs dans un traité d’alliance
intervenu entre Rhodes et la ville crétoise de Hiérapytna vers la
fin du quatrième siècle ; il y est stipulé : « qu’il soit permis de
corriger la présente convention, si les deux villes se sont mises
d accord à ce sujet par voie d’ambassade réciproque ; que ce qu’on
aura ainsi réglé en commun soit ratifié 2 ». Athènes et Sparte dans le
traité d’alliance de 421 avaient aussi inséré une semblable réserve 3 .
La même chose avait été faite dans le traité de paix intervenu un
peu plus tôt dans la même année entre les mêmes puissances 4 . Une
clause semblable est mentionnée dans le traité d’alliance de 420
entre Athènes, Argos, Mantinée et Elis 5 , dans le traité d’alliance de
395 entre Athènes et les Locriens 6 , et dans celui de 394 entre
Athènes et Erétrie 7 , et dans un traité entre Gnosse et Hiérapytna
conclu au II e siècle 8 .
Enfin il est stipulé que le compromis sera édité en tant ou tant
d’exemplaires dont des copies seront affichées ou déposées dans
tels ou tels sanctuaires. Les temples et autres lieux sacrés servaient
en effet d’archives pour cette sorte d’affaires. Comme on le sait,
c’était l’usage d’afficher ainsi une copie des traités de paix dans
un temple de chacune des villes contractantes et une ou plusieurs
autres dans les sanctuaires célèbres comme le temple de Zéus à
Olympie, ou les sanctuaires d'Apollon à Delphes ou à Délos Si*
cents ans plus tard Pausanias pouvait encore lire à Olympie le