Full text: L' arbitrage international chez les Hellenes

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A. RÆDER 
formes de la procédure, c’est en règle générale dans les parties des 
documents en question qui traitent des juges et de leurs travaux. 
A ce point de vue les documents de l’affaire de Calymnie et Cos 
ne font pas exception 1 . En effet nous ne connaissons ici rien du 
compromis intervenu ; il n’est même pas mentionné du tout. Les docu 
ments que nous avons dans cette affaire, sont l’exposition de l’affaire 
par les parties, la sentence du tribunal et le règlement en question 
par les juges. L’inscription commençait par un compte rendu de la 
décision du peuple cnidien par laquelle il acceptait d’établir un 
tribunal d’arbitrage. Ce début est très abîmé. Puis vient le règlement 
qui est presque entièrement conservé, bien que la fin manque. Si 
ce règlement avait été une partie du compromis on comprendrait 
mal que cette partie fût la seule mentionnée. L’ensemble du contexte 
fait plutôt croire que le règlement fut adopté par le peuple cnidien 
pour le tribunal extraordinaire qu’il avait précisément organisé. 
On doit bien entendu admettre qu’il fut rédigé pendant une 
conférence entre les envoyés des parties et les fonctionnaires cni- 
diens, les stratèges qui avaient à s’occuper de la conduite et de 
l’instruction de tout le procès. Après ceci on doit admettre que la 
règle était d’organiser ces choses entre hommes de confiance des 
parties, parmi lesquels les avocats qui devaient mener l’affaire, et, 
le cas échéant, les membres du tribunal. C’est sans doute ainsi que 
l’on procéda, lorsque Milet jugea entre Sparte et Messène ; les 
avocats respectifs des parties firent attribuer un certain temps pour 
parler et les parties se déclarèrent aussi d’accord sur cette division 
du temps ; on doit ici penser à leurs représentants qui étaient présents 
à Milet 2 . 
Bien entendu rien n’empêchait que de semblables clauses fussent 
1 n° LXXIX. — 2 n° XXVIII, 3 : xa&ôn xai aôtot eù&oxqôctv. Par aÙToi on fait 
allusion aux mêmes personnages déjà désignés somme éxctTEpoi ; il faut comprendre 
que ce sont les parties respectives par l’intermédiaire de leurs représentants pré 
sents ; si nous avions été ici en présence d’un point déterminé par le compromis, 
comme M. Bérard, 1. c. p. 96, le pense, on aurait mis ici un plusqueparfait, et 
non l’aoriste.
	        
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