Full text: L' arbitrage international chez les Hellenes

L’ARBITRAGE INTERNATIONAL CHEZ LES HELLÈNES 
Sénat. — Flamininus en procédant à son organisation des affaires 
grecques, doit donc en 196 avoir tranché ce différend en faveur de 
Narthacium. Les Narthaciens invoquent en outre une décision an 
térieure du Sénat romain dans le même sens. Cette décision que 
Bérard 1 considère comme une nouvelle sentence arbitrale, doit 
être intervenue après l’époque de Flamininus, mais avant les juge 
ments cités plus loin, c’est-à-dire entre les années 196 et 153. Il 
semble cependant plus naturel de voir dans cette décision une allu 
sion à l’approbation que le Sénat, en l’an 193, donna à différentes 
règlementations prises par Flamininus dans le monde grec. 2 
5° — Melite fit ensuite présenter l’affaire à des juges choisis par 
les Samiens, les Colophoniens et les Magnésiens, soit que tous 
ceux-ci aient jugé en même temps, ce qui est le plus probable, soit 
qu’ils l’aient fait les uns après les autres. 3 On hésite sur le point 
de savoir de quels Magnésiens il s’agit ici, ou bien ceux de Thes- 
salie ou bien les habitants de l’une des villes de la l’Asie Mineure, 
nommée Magnésie ; il paraît plus vraisemblable qu’il s’agisse de Ma 
gnésie sur la Méandre. D’après l’inscription ce jugement fut rendu 
trois ans avant le jugement définitif du Sénat, c’est-à-dire entre les an 
nées 152 et 150. Ce jugement fut rendu en faveur de Narthacium. 
6° — Enfin l’affaire fut soumise au Sénat romain. Là se rencon 
trèrent des envoyés des deux parties ; autant que nous pouvons en 
juger, deux prirent la parole de chaque côté. 
Les avocats s’appuyèrent sur les jugements antérieurs précédem 
ment cités, chacun invoquant ceux en sa faveur. Les deux parties pré 
tendaient qu’elles avaient également occupé le territoire en question 
lorsqu’elles étaient entrées en relations d’amitié avec Rome. L’affaire 
fut examinée en assemblée ordinaire du Sénat. Le préteur Gaius 
Hostilius Mancinus était président. Dans la décision rendue, les 
deux parties furent reconnues être amies et alliées du Peuple romain. 
La décision portait que les jugements des Samiens, des Colopho- 
1 1. c. p. 35. — * Tite-Live XXXIV, 57. — 3 C’est l’opinion de Ruggiero 1. c. 
p. 255. 
4 — Publ. de l’Inst. Nobel norvégien, I. 
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