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L’ARBITRAGE INTERNATIONAL CHEZ LES HELLÈNES
en ont acquis la pleine propriété ; à ce point de vue, il peuvent se
référer à une lettre du roi Antiochus lui-même, de même que le
roi de Pergame Eumène a expressément reconnu le droit de pro
priété de Pitane sur le district.
Les juges arrivent à cette conclusion, qu’il a été prouvé qu’il y avait
eu véritablement un marché inattaquable ; Pitane avait acheté une
chose que le vendeur avait le droit de transmettre. Ils concluent en
déclarant que Pitane était régulièrement en possession du pays dis
puté et que "Mytilène par conséquent n’avait aucun droit à le re
vendiquer.
XLVII.
Trois ATHÉNIENS arbitres entre TROIZEN et une ville
voisine. Vers l’an 200.
Ph. E. Legrand a publié 1 une inscription trouvée en 1899 à
Troizen et qui contient une décision de l’Assemblée populaire de
Troizen, par laquelle celle-ci, dans un différend avec une ville voi
sine, accepte un compromis, aux termes duquel Athènes sera invitée
à faire juger l’affaire par trois des ses citoyens.
L’inscription est malheureusement assez mal conservée ; le début
manque complètement. C’est pourquoi l’on ne peut voir quelle a
été la véritable origine du conflit ; peut-être était-ce une affaire d’em
prunt. 2 II semble qu’on puisse en conclure que la seconde ville en
question s’était assuré des sûretés vis-à-vis de Troizen en s’emparant
de gages. 3 Troizen en vient aux représailles, et s’empare de trois
citoyens de la ville étrangère, ainsi que de leurs meubles et autres
biens ; on s’empara aussi d’immeubles que des citoyens de la ville
étrangère possédaient à Troizen, car il y avait commercium entre
les deux villes.
1 Bull. d. corr. hell. XXIV (1900) p. 190 et ss. Inscr. Gr. IV, 752, et Add. p. 381.
— 2 R. Meister. Ber. über d. Verhandl. d. Ges. d. Wiss. in Leipzig Phil. hist.
Classe B 53, 1901, p. 23 2 — 8 Je suis ici l’explication de l’inscription donnée par
R. Meister, loe. cit. Cfr. aussi Hitzig, Altgriech. Staatsverträge, 1907, p. 38 2 .