324 l’allemagne économique.
Dès le 3 avril la Prusse adressait aux cours alliées,
par l'entremise de ses ministres accrédités auprès
d'elles, un compte rendu du ministre des affaires
étrangères, où était retracée en détail la marche
suivie par les négociations .jusqu'à leur couronne
ment, et auquel était joint le texte du traité dont la
conception littérale parvenait ainsi pour la pre
mière fois à la connaissance des destinataires. Ceux-
ci étaient en même temps invités à fournir leur
adhésion à bref délai, conformément à cette poli
tique de pression que le gouvernement prussien
avait pratiquée déjà au début de cette affaire, et qui
se prévalait actuellement d'une phrase du protocole
rédigé lors de l'apposition des paraphes sur les
actes, où il était dit ; .
« De leur côté les plénipotentiaires de Sa Majesté
l'empereur des Français ont déclaré que leur gou
vernement ayant pris connaissance des qiialre trai-
lés ou conventions {traité de commerce, trailé de
navigation, convention sur le service internalional
des chemins de fer et convention sur la garantie
réciproque des œuvres d'esprit et d'art) ainsi que
des annexes, qu'ils avaient été chargés de négo
cier en son nom, les a expressément autorisés a ap
poser dès aujourd'hui leur signature au bas de ces
mêmes traités ou conventions ainsi que de leurs an
nexes. Ils ont ajouté que, prenant toutefois en con
sidération les motifs exposés par les plén,polen--
liairos de sa majesté le toi de Prusse, ils consentaient