i68 l’ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
l’opinion était à Munich aussi bien qu’à Stutigard
que l’affermissement du Zollverein et le règlement,
à l’abri de l’influence extérieure, de tous ses intérêts
internes devaient précéder son extension au dehors,
sauf à s’entendre immédiatement sur la ligne de
conduite à suivre dans les négociations ultérieures.
A part la besogne administrative, qui incom
bait à la session de Cassel, elle eut aussi à prendre
parti sur bon nombre de questions controversées. Au
premier rang vint se placer l’élaboration du tarif
pour les trois années 1851-53, qui devaient clore la
seconde période de l’association. On y discuta en
suite l’opportunité d’un renouvellement du traité de
commerce avec la Belgique, après quoi on agita l’a
baissement des péages sur le Bhin, auxquels se rat
tachaient les rapports commerciaux et de navigation
avec les Pays-Bas, ainsi que l’amoindrissement des
droits de transit, pour s’occuper enfin de règlements
concernant les entrepôts dans les villes maritimes et
la sauvegarde des intérêts de douane sur les voies
ferrées, de mesures communes au regard de la
grande exposition de Londres, et de divers griefs ar
ticulés contre la Prusse par rapport à la retenue de
parts de droits de douane et d’impôts.
Dans la question du tarif, c’était la Bavière qui
cette fois s’était mise en avant, en proposant d’a
jouter un appoint modique aux taxes sur les tils de
coton, surtes tissusles plus délicats de colon, delaine
et de soie, sur les tissus de lin ainsi que sur divers