ÉCOLE SUPÉRIEURE DE COMMERCE. 320
distingués de son temps, prit la direction de l’École
en 1830, quelques mois après la fondation de l’École
centrale des Arts et Manufactures. Cette circonstance
l’amena h changer le* nom de l’établissement; il lui
donna celui d’École Supérieure de Commerce, qu’il a
toujours conservé depuis, et l’installa dans le local
qu’il occupe encore aujourd’hui.
La renommée de l’École s’accrut avec celle de son
directeur, qui fut nommé membre de l’Institut en 1838.
On y accourut de tous les pays du monde; l’Espagne,
l’Amérique, les pays du Levant, jusqu’au Japon lui-
même, lui envoyèrent des élèves.
Les noms des premiers fondateurs furent bientôt
effacés par l’éclat du nom de Blanqui, et, en France
comme à l’étranger, l’École fut plus connue sous le
nom d’École Blanqui que sous son nom véritable.
Blanqui mourut en 1854 et eut pour successeur
Gervais de Caen, habile administrateur, qui, jusqu’à
sa mort, survenue en 1867, sut maintenir l’École à un
haut degré de prospérité.
Ses héritiers désignèrent, pour lui succéder, un des
professeurs de l’école, M. Aimé Girard, qui y enseignait,
depuis une dizaine d’années, la chimie industrielle.
La Chambre de Commerce de Paris avait fondé,
en 1863, l’École Commerciale de l’avenue Tru-
daine et désirait prendre, à Paris, la haute direction
de l’enseignement commercial supérieur. Elle pro
fita de l’occasion qui s’offrait à elle d’acquérir l’École
Supérieure de Commerce. — Dans sa séance du
27 janvier 1869, elle chargea son président de négo
cier cette acquisition, qui fut réalisée le mois suivant.