Full text: Oeuvres complètes

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(IKllVKES DIVERSES 
au possesseur des .‘10 onces d’argent de savoir qu’à une autre époque 
il aurait pu acquitter une dette de ,11. 17 s. 10/2 d. en faisant frap 
per à la Monnaie 15 9/124 onces d’argent ; il ne lui importerait guère, 
dis-je, puisque dans le cas actuel, il ne peut liquider sa dette qu’eu 
vendant ses 30 onces d’argent au prix du marché, c’est-à-dire, 
pour une once d’or ou 3 l. 17 s. 10/2 d. de coin d’or. 
Le public subira, à différentes époques, des pertes très-sérieuses ré 
sultant de la dépréciation que produit dans les instruments de circu 
lation l’industrie frauduleuse des rogneurs. Les marchandises con 
tre lesquelles ils s’échangent s’élèvent, quant à la valeur nominale, 
dans un rapport exact avec leur dégradation ; et cela sans excepter 
les lingots d’or et d’argent. Aussi voyons-nous qu’avant la refonte 
du signe de Guillaume III, la monnaie d’argent était si dépréciée, 
qu’une once d’argent qui aurait dû être contenue en 62 pence, était 
disséminée en 72 pence. En même temps un» guinée qui était 
évaluée à 21 shillings passait dans les contrats pour 30 shillings. 
La refonte porta remède à tous ces désordres. Des effets analogues 
résultèrent de la dépréciation des coins d’or et furent également cor 
rigés en 1774 par les mêmes moyens. 
Depuis 1774 nos monnaies d’or ont conservé presque intacte leur 
pureté légale ; mais la monnaie d’argent a essuyé encore quel 
ques altérations. Un essai, fait à l’administration en 1798, fit voir 
qu’à cette époque nos shillings étaient de 24 p. O/o, et les six 
pences de 38 p. O/o, au-dessous de leur valeur à la Monnaie ; et 
Je sais qu’une expérience récente a démontré qu’ils étaient beau 
coup plus altérés. Us ne contiennent donc pas autant d’argent pur 
que sous le roi Guillaume. Cependant cette dépréciation ne produi 
sit point, avant 1798 , l’effet déjà signalé dans la première circon 
stance. A celte époque les lingots d’or et d’argent s’élevèrent dans 
le rapport de la dégradation des unités d’argent. Les changes 
étrangers s'établirent largement contre nous à 20 pour O/o; un 
grand nombre même dépassaient ce chiffre. Mais quoique la dégra 
dation se fût perpétuée pendant de nombreuses années, elle n’avait 
jamais, antérieurement à 1798, élevé le prix de l’or ou de l’argent, 
ou produit le moindre effet sur les changes. Cette circonstance 
prouve d’une manière décisive que, pendant toute cette période, 
la monnaie d’or fut acceptée comme étalon métrique de la valeur. 
Toute altération des coins d’or eût sans cela produit, sur les prix 
des lingots d’or et d’argent, et sur les changes étrangers, des pertur-
	        
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