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CONFÉDÉRATION AUSTRALIENNE.
Ces questions intéressent, avant tout, les Etats, car la Cour instituée
par le Gouvernement Confédéral n’a été appelée à les traiter que dans
des cas exceptionnels, notamment pour les Journalistes, télégraphistes,
téléphonistes, les mineurs employés dans les mines métalliques (où l’on
a réduit la journée) le personnel d’exploitation dans l’industrie pastorale,
les charretiers et conducteurs, et pour toutes les industries dans les-
quelles une sentence autorise 52 heures de travail. Ce sont là pratique-
ment, les seules dérogations apportées à la journée de 8 heures. On ne
s’est que fort peu occupé des industries saisonnières et il n’a pas été
nécessaire jusqu'ici de prévoir en leur faveur des conditions d'heures
spéciales.
Queensland.
On admet, en principe, que le maximum de 8 heures par jour con-
stitue la limite des heures de travail effectif. Naturellement, on ne peut,
en aucun cas, appliquer un maximum de travail effectif si l’on autorise
des heures supplémentaires. C’est simplement une question de dépense.
Les heures supplémentaires seraient payées à un taux plus élevé que
celui des heures ordinaires. A moins qu’un salaire suffisant ne soit
obligatoirement fixé pour les heures ordinaires, le salaire payé pour
ces dernières peut être si faible que l’ouvrier ne retirerait aucun avantage
de la journée de 8 heures. Dans quelques industries, il faut absolument
faire des heures supplémentaires en dehors des 8 heures ordinaires.
C’est ainsi que dans les chemins de fer, le personnel des trains ne peut
observer la limite de 8 heures, même en dehors de circonstances im-
prévues. Au Queensland, dans les chemins de fer de l’Etat, on
s’est eflorcé d’éviter les heures supplémentaires, en modifiant les heures
de départ des trains et en établissant de nouveaux dépôts pour la relève
du personnel ; bien que leurs heures supplémentaires soient réduites,
elles ne peuvent être entièrement supprimées.
Les gardiens de bestiaux— particulièrement dans les grands domaines
— Par exemple pour rassembler les troupeaux, ne sauraient être astreints
à ne faire que 8 heures.
On ne saurait proposer un maximum. Dans beaucoup d’industries,
on pourrait adopter les huit heures, mais l’application stricte de cette
journée entrainerait de grandes dépenses pour la relève du personnel
(chefs de gare des petites stations, ou conducteurs de machines-fixes
dans des localités éloignées). Dans d’autres cas, la relève serait très
difficile et nécessiterait un supplément de main-d’oeuvre occasionnelle
(par ex : personnel des quais, déchargeurs de charbon et autres employés
au chargement des navires). Ce personnel a l’habitude de fournir
de longues heures de suite, quand l’occasion s’en présente, et connait
aussi de longs repos. Dans quelques industries, le travail de certains
employés est si peu pénible, que la journée de huit heures ne semble pas
nécessaire (gardiens et surveillants). Dans d’autres, hotels, restaurants,
pensions de famille—il conviendrait de l’autoriser à faire plus de huit
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