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vendant, par exemple, au prix de neuf centimes les
timbres de deux sous *
Il y a contradiction, au moins partielle, entre le re-
proche de dérober la clientèle et celui de faire trop
dépenser au public. Ce que le public dépense au Waren-
haus, et qu’il n'aurait pas dépensé du tout, n’est en
effet pas pris au détaillant? Van der Borght, dans son
discours, déjà cité, à la Chambre prussienne disait :
« Je suis obligé ® de contredire l’opinion que tout le
» chiffre d’affaires des Warenhäuser doit être considéré
» comme pris aux détaillants. Cela n’est pas exact, Mes-
» sieurs, Dans le chiffre d’affaires des Warenhäuser se
» cache toute une masse de chiffres d’affaires qu’ils ont
» créé eux-mêmes, qui sans eux n’existerait pas et qui
»ne peut par conséquent avoir été pris à personne » *.
Comme exemple d'article débité par les Warenhäu-
ser en grande quantité, tandis que la vente en. était
précédemment négligeable, l’auteur cite les conserves,
précédemment trop chères. Mises à la mode par les
! Cf. Brandenberger, La Croisée des routes, p. 10. Cf.
aussi Blumer-Egloff et d’autres.
? A moins qu’il n’en résulte une compression d’autres
dépenses ou un recours plus énergique au crédit.
3 «Widersprechen muss ich der Auffassung…., als ob nun
» der ganze Umsatz der Warenhäuser zu betrachten sei als
pein Umsatz, der den Ladenhändlern entzogen sei. Das
» stimmt nicht, meine Herren. In dem Umsatz der Waren-
»phäuser steckt eine ganze Menge Umsatz, der neu erzeugt
bist durch die Warenhäuser, der ohne die Warenhäuser
» überhaupt gar nicht vorhanden sein würde, also auch
» niemandem entzogen werden kann. »
* Faucherre, Mittelstandsbewegungen und Konsumgenos-
senschaften, reprend, page 27, cet exemple et le fait suivre
des remarques suivantes :
«Es zeigt sich hier eben eine alte, oft übersehene volks-
> Wirtschaftliche Wahrheit, dass niedere Preise ihrerseits
» die Nachfrage erweitern und dass niedere Preise breite
> Schichten des Volkes in die Konsumfâhigkeit hinein-
» wachsen lassen. ».