des origines du ZOLLVEREIN. 41
culièrement chacune par un produit spécial, qui
est le blé pour la zone septentrionale, la laine pour
la zone centrale, le vin pour la zone méridionale,
de telle sorte qu’aucun des intérêts de l’union ne
lui était à vrai dire étranger. 11 est vrai que son
fragment oriental n avait pas été grandement fa
vorisé par la nature, et que les sables du Brande-
bourg, connus par leur stérilité, couvraient en outre
Dne partie considérable des provinces voisines. Ce
pendant le parcours des grands cours d’eau qui le
sillonnent, tels que l’Oder et la Vistule, offre des
vallées riantes et fertiles, et la province polonaise de
osen, la Prusse, la Poméranie avec une portion du
Brandebourg fournissent des récoltes immenses en
seigle, qui, excédant de beaucoup les besoins d’une
population assez clair-semée sur ces divers points,
sont utilisées pour une vaste exportation.
Au contraire, dans les autres provinces de l’Est,
exportation ne s’alimente pas de céréales, qui sont
consommées sur place par une pousse plus abon
dante d’habitants, vivant dans des conditions de
>*en-être supérieures. Ceux-ci s’y adonnent à d’au-
ces cultures encore, telles que celle du tabac ou de
la pomme de terre, matière première de nombreuses
distilleries, et ils excellent surtout dans l’élève des
moutons, si intelligente et si prospère en Silésie, en
Saxe, et dans les grandes propriétés de la Marche de
brandebourg. Aussi l’étranger est-il avide de leurs
précieuses toisons, que l’activité manufacturière du